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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:08

En brocante et en famille...

Nous arrivons sur la place de l'église, les ganivelles sont installées, une trentaine d'exposants et le soleil qui daigne faire son apparition. On chîne. Il semble qu'il n'y ait pas grand chose à se mettre sous la dent et puis en fouinant, comme toujours, on trouve. Je tombe sur un bouquin de poésie de 1908 "Les cantilènes du bon pauvre" de Auguste Gaud, banco, j'achète. Sur la couverture, une phrase de George Sand "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde". Déjà, ça me parle, on verra pour le reste... Je repère une paire de belles baskets, une jeune femme sur un pliant m'annonce qu'elle taille trente-huit tout en parlant avec son amoureux au téléphone. Main sur le combiné pour ne pas que son interlocuteur l'entende, elle lance à sa mère d'une voix pleine de malice: "il est à plus d'une heure, il semble qu'il ne m'aime pas assez pour faire la route jusqu'ici". Je souris. Dans le même temps, une légère bourrasque renverse un porte-manteau qui tombe sur une table d'exposants à quelques mètres de nous. Ce chahut sympathique réveille toute la place qui s'anime d'un coup pour se rendormir aussitôt. Il fait beau et comme cela fait plus de trois semaines qu'il n'a pas fait beau, on est bien. On déambule paisiblement, des casques de la première guerre, de la porcelaine, des vieux outils agricoles, on n'a aucun achat précis en tête (c'est un peu le principe d'une brocante) qlors on traîne. 

Après mes découvertes sur Saint Jean et Saint Antoine dans l'église de la Jonchère (voir les carnets du 27 avril dernier), je nous propose d'aller visiter celle de Triaize. Elle est fermée. Bon, un petit historique sur la légende du clocher et on aura rasssasié l'imaginaire des enfants pour la journée: Gargantua, passant dans la région, assécha le marais pour étancher sa soif. Pour se soulager, il déposa trois étrons sur l'église du village, ce qui explique les différents décrochements de la flèche et cette forme étrange s'apparentant au clocher à bulbes. Toujours classieux le géant!!! Quand on sait de plus que le temps fort de l'agenda sur Triaize est la fête de la bouse (avec le traditionnel lancer de bouse, si, si, je vous assure!!!), on peut légitimement commencer à se poser des questions sur les us et coutumes des habitants du bourg. Maintenant, il n'en font point commerce non plus et c'en est presque dommage en fait... J'imagine des boutiques genre Lourdes vendant des clochers à bulbes sous la neige, des cacas en plastique fluorescent dans le noir, des bouses en caoutchouc dégageant une odeur quand on les presse, des coussins péteurs en forme de bouses... Le sud-vendée aurait son Puy du Fou ("quite à proposer de la merde", non alors là vraiment vraiment, c'est facile!!!). 

Sur cette digression, nous prenons la route du retour, on traverse le marais, le ciel est bleu, sans nuage, les arbres d'un vert flamboyant. Dans les champs, vaches, chèvres et chevaux cohabitent. On croise des cygnes, des hérons, des oies sauvages. Tout est en harmonie. Dieu, s'il existe, nous offre une journée d'accalmie. Pour lui non plus en fait, ça n'a rien d'évident. Oui décidemment et comme dirait George, "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde".

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Published by monsieurpyl - dans Carnets du coin
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