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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 15:43

Une année entière dans le camion...

 

Un terrain de sports, de vieux buts de handball, deux tourterelles se répondent, un souffle de vent... Un bruit de marteau sur la tôle, un tracteur passe, ma petite fille sur un toboggan... Je suis assis sur un banc... Le défilé des jours de route... Le camion à cinquante mètres, une année entière passée dans le camion si on fait le décompte... Deux coups de cloche d'église... Une abeille butine une fleur de pissenlit. J'essaie de m'acoquiner à la lenteur, j'essaie de faire mienne la courbe du temps et me lover dans le hamac formé par un de ses arcs de cercle... Une voiture grise, une voiture rouge... Une cabane de tôles peinte en rouge et verte avec un écriteau sur le toit « BUONO »... Ma petite fille les mains dans la terre, l'expérience des mains dans la terre... Un chien errant, une voix de femme, un homme promène un Saint Bernard... Un camion citerne déverse de grandes quantités d'eau sur un parterre... Deux techniciens de la ville, shorts oranges fluo, gilets jaunes fluo, désherbent à vélo...Tout est en place...

 

Rimini / Dans un parc

 

Un homme noir assis sur un banc se réveille doucement d'une sieste, retire ses chaussures bateaux, les frappe l'une contre l'autre pour les dépoussiérer, cherche quelque chose dans son sac qui lui servait d'oreiller un moment auparavant, se redresse, attend. Des vélos passent en continu sur la piste cyclable qui longe le parc, quelques coups de sonnettes. A la table voisine de la mienne, trois femmes, la cinquantaine, discutent... Une blonde, une brune, une rousse, des teintures, rien de naturel... Des notes de piano venant d'une villa derrière moi... Un homme, les cheveux grisonnants en arrière, le visage buriné, nez allongé, sourire rentré, tire des bouffées sur une maigre cigarette, il se racle la gorge...

 

On ne va pas trouver la paix

On ne va pas trouver le repos

On ne va pas trouver le bonheur

On va juste s'asseoir dans des hamacs passagers de tranquillité

On va juste s'endormir sur des pontons entre deux pays

On va juste bercer son cœur d'une illusion de lumière, de beauté, d'absolu...

 

Galaxidi

 

Des barques de pêche colorées / des terrasses de café / des canards / une maison flottante pour canards / Duck Feeder Caraminis Com / un petit train manège, train de l'amour, the love train / vendeuse de glaces / vendeuse ambulante de maïs grillé / vendeur ambulant de billet de loterie / et les enseignes des tavernes peintes à la main, en blanc sur fond bleu, en blanc sur fond brun, en blanc sur fond jaune / Pick up Toyota, Fiat Panda / roule à mobylette sans casque / roule à moto avec une fille sans casque / roule en scooter un chapeau de paille sur la tête / et le soir l'agitation sur le quai, des enfants avec un ballon, des enfants sur des planches à roulettes, des enfants au parc de jeux, des enfants pêchant à la ligne , à l'épuisette autour de l'éclairage sous marin d'un yacht de plaisance, halo de lumière bleu phosphorescent dans l'eau du port / c'est l'heure de la volta, la promenade du soir / la baie de Corinthe / et les terrasses / le bruit des couverts, le bruit des conversations murmurées, le bruit des conversations animées / de vieux grecs, de jeunes touristes grecs, allemands, français, américains / et le matin le contraste / le matin ouaté, ensommeillé / le matin la lenteur / l'expérience de la lenteur...

 

Dans le voyage

Dans l'arrêt, la pulsation

Oeil loupe sur la pinède

Oeil de cyclope au fond d'une grotte

Dominant un village endormi

Tronc étendu, dépecé

Comme une bête à l'agonie

Sculpter

Sculpter mentalement un tronc

Avancer dans le volume

Sans possibilité de retour en arrière

L'écriture se corrige

Pas la vie

La vie avance

Sculpture inachevée

Abandonnée, oubliée

La vie est

Le voyage est

Infinité d'instantanés...

 

Athènes – Un quartier d'Athènes

 

Au hasard d'une place de parking, des graffitis sur les façades des maisons, sur les poubelles, sur les vitrines des magasins, des slogans, des dessins... Des rues vallonnées, des taxis jaunes, des fils électriques en grand nombre, San Fransisco ??? Un quartier calme et au hasard encore d'une promenade, une place ombragée, et un restaurant sur la place... Les grecs s'y retrouvent et ça bouillonne, bouillonne, bouillonne... Et à la table voisine de la nôtre, une actrice, professeur de théâtre vivant en France, parlant anglais et native de Grèce... Et nous parlons en vrac des magazines féminins « Elle » et « Marie-Claire », du logo de l'enseigne « Pathé Marconi », de vieux films et elle cite Jean Cocteau, Marcel Proust et il est question de Paris, de quartiers découverts au hasard encore et toujours de promenades dans ses différents arrondissements, de l'Eurostar, du Magne, de Limoneta, le soda citron grec, de fèves « fava » histoire de changer des souvlakis, de voyages en vans et pas dans des hôtels « Bourgeois », de fête religieuse panégyrique ayant eu lieu le jour même dans ce même quartier dans cette même rue... Il est question encore de la vue panoramique du restaurant sur les rues montantes adjacentes, question du caractère indépendant et de la personnalité de nos enfants, de la ressemblance de la petite avec le personnage de dessin animé « Fifi Brindacier », de Catherine Labouré et de la rue du bac, de la crise grec, deux mots, de Cartier qui veut récupérer à lui la culture française, d'un ami homosexuel qui lui parlait plus tôt dans l'après-midi de la France « Oh coïncidence !!! », de la photo que nous avons prise ensemble et qu'elle collera avec notre adresse sur son frigo avec un magnet... Et de la multitude de choses à faire...

Athènes, un quartier au hasard, une rencontre...

 

Trouver de l'eau

 

Remplir les jerricans / trouver de l'eau / trente litres à boire / vingt litres pour le jerrican recharge, dix litres pour le jerrican à robinet /dix litres pour la douche / la douche Quechua, la douche à pompe Quechua / trouver de l'eau / les fontaines municipales, les robinets de toilettes en bord de routes, les arrosages des campings, des hôtels, des restaurants / trouver de l'eau / les douches de plages publiques, les douches de plages privées / à l'arrache le soir, la nuit, à la lumière d'une lampe torche, comme des voleurs / « civiquement », en demandant / « emprunter » l'eau / trouver de l'eau / dans les cimetières, dans les jardins d'un presbytère, près d'un parc de jeux / trouver la source / d'un lavoir, d'une cascade en pleine forêt, en pleine montagne / trouver de l'eau / contre la soif, contre la sueur, contre la chaleur, contre l'incendie, contre l'incendie / trouver de l'eau...

 

Le lanterneau

 

C'était une virée hors des sentiers battus, un point sur une carte loin des routes touristiques, une visite impromptue, un début d'après-midi ensoleillé, un chemin sinueux dans la montagne au milieu des oliviers, du chant des cigales, nous traversions de petits villages fantômes, terrasses de cafés désertes, volets clos, fontaine à sec... C'était une halte au détour d'un virage, un point d'eau, pas à sec celui-là, une place sous un immense platane à l'ombre... C'était une branche, une grosse branche, cachée par d'autres, plus minces mais pourvues de feuillages épais... Et nous nous sommes avancés en camion, à l'ombre... Et CRRRRRRRRRRAC... Et un lanterneau de cassé, un !!!

 

Le bain

 

Une paire de palmes / un maillot une pièce, un chapeau à large bord, une paire de lunettes pour les femmes / un maillot et une casquette pour les hommes / trois à quatre mètres de distance dans l'eau entre chacun des protagonistes par groupe de quatre ou cinq maximum / Kalimera, Yassas et blablabla / C'est le bain chez les grecs / comme un rituel / immuable . Tôt le matin ou au contraire en fin de matinée, le bain.

 

Des chiens

 

Des chiens errants, partout des chiens errants, des bâtards sans collier, sans attache que l'on nourrit quand ça nous prend et qui fouillent dans les poubelles, fouinent le museau dans l'herbe, le museau dans la terre et qui dorment, le flanc au sol, étalés de tout leur long, à l'ombre / des chiens qui errent et errent encore le long des plages, le long des chemins de terre menant au plage, le long des ports / des chiens sans maître, sans famille / des chiens et des hommes...

 

Sur le bateau

Dans le couloir

Tu parles une autre langue

Tu marches vers le soleil

Tu ouvres une vitrine

Tu nettoies la poussière

Nous nous reposons

Nous nous reposons

Sur une banquette

Nous quittons la côte

Nous ne reviendrons pas

Tu travailles sur le bateau

Tu portes un chariot

Tu portes des bidons

Des bidons de Feta

Je te vois dans la glace

Dans la glace au plafond

Tu n'as plus de cheveux

Tu as des cheveux blonds

Tu es authentique

Tu es authentique...

 

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Published by monsieurpyl - dans Carnets du monde
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