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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:33

Khao Yai

 

Songthaews et petit déjeuner frugal, ananas, pastèque, bananes et jus de fruits – nous roulons – véhicule militaire en bordure de route – ancien biplan de l'armée – premiers éléphants – après plusieurs kilomètres, checkpoint à l'entrée du parc – des maisons de bois sur pilotis – un éléphant sauvage sur la route – strangler fig, arbre à plusieurs troncs gigantesques – macaques et gibbons sautant de lianes en lianes – écureuil noir – nous enfilons des jambières pour nous protéger des serpents, insectes en tous genres - nous franchissons un pont de singe et c'est la jungle luxuriante – une symphonie de lianes entremêlées – un calao, un scorpion, un serpent bleu, un gibbon noir à mains blanches - une pause salutaire à mi-chemin, nous nous nourrissons de sticky rice, du riz collant, délicieux- puis c'est de nouveau la marche, dans les herbes hautes – un toucan – nous arrivons à l'observatoire – c'est la pause déjeuner, un guide porte un collier d'amulettes autour du cou, il a l'air inquiétant mais dès qu'il sourit, son visage s'illumine – une balancelle formée par une seule et même liane rejoignant deux arbres – les enfants se balancent en riant - puis chute d'eau, bruit de chute d'eau – un canadien enregistre sur un dictaphone son voyage – deux énormes troncs d'arbres en travers du chemin, nous jouons aux équilibristes – toute notre vie, nous jouons les équilibristes – vue d'en haut puis vue d'en bas de la cascade – le soir, de retour à la Guest House, épuisés mais heureux – une vieille thaïlandaise secoue un éventail allongé sur un vieux sofa tout en regardant une vieille télévision - touriste consultant une tablette, toujours connecté même en ces coins reculés du monde, toujours connecté – le dos creusé, les fesses bombées, un canadien discute avec une américaine, toujours le même canadien avec toujours la même américaine -Une lune rousse, basse dans le ciel – le brouhaha des conversations – la température du soir, des plus agréables – seul à une table en bois du restaurant de la Guest House, j'écris – j'ai vu des éléphants -

 

 

Train station

 

En route pour Ayuttaya – plate forme – des chiens errants et 70 bats pour 4 personnes, moins de 1 euros pour 3 heures de train – Je suis assis par terre sur le quai et nous attendons le train - des wagons citernes en grand nombre – une affiche de Rama IX, un écriteau « interdiction de boire de l'alcool » et le soleil qui cogne fort – il est déjà 9h30, il n'est que 9h30 et je suis à l'ombre – des pots de fleurs rose, vert, jaune, blanc, jaune, bleu, rouge, une lettre sur chaque pot et l'ensemble forme le mot « WELCOME » - une balance de marchandises rouge et bleu, un énorme cadran, une énorme aiguille et le mot « capacity », de vieux diables rouillés sur la première plate forme – l'attente - les gens attendent et tout le monde est calme – trois chiens errants allongés sur le quai – une femme portant un tee-shirt avec des marques d'alcool, peigne les cheveux de son mari avec un long peigne blanc puis elle lui attache les cheveux avec un élastique – une annonce via les hauts-parleurs de la gare – le train arrive – un homme haut de survêtement et casquette traverse la voie avec un enfant dans les bras, il pose son enfant sur les montants d'un wagon citerne puis traverse de nouveau la voie, des pigeons – un jeune homme noir, qui était avec nous dans le taxi qui nous a amené à la gare, tee-shirt « same same but different » (si tout le monde porte ce tee-shirt, tout le monde est-il différent pour autant ?) écrit – le train n'est toujours pas arrivé – fausse alerte – 6 scooters et un vélo traversent la voie ferrée , un homme marche le long de la voie, en plein milieu de celle-ci – dans le train, trois quart d'heure de retard et personne ne s'énerve, tout le monde est calme – on déjeune sur le pouce de nouilles ou de riz sous plastique – des vendeurs ambulants circulent de wagons en wagons proposant cacahuètes, eau, soda,glace, poulet en broche, riz collant, thé glacé - des femmes moines en toge blanche dorment – un petit ventilateur en guise de climatisation – les portes du wagon restent ouvertes pendant le trajet - la campagne magnifique – rizières et hommes et femmes travaillant dans les rizières – et toujours un festival de nourritures insolites – des œufs en sauce, des fruits pimentés, des chips maisons sucrées, salées et d'autres aliments encore inconnues au bataillon – et nous en France et nos sandwichs sncf sous cellophane -

 

 

La nuit – Vue sur le fleuve

 

La nuit je dors nu – il fait chaud et les ventilateurs sont allumés -je suis dans une chambre boisée, dans un lit à baldaquins, à côté du lit une table de chevet contenant d'étranges objets sous verre, une miniature de balance, de machine à écrire, un boomerang, un vieux miroir aux dorures passées, un vieil appareil photo – autant d'objets hétéroclites sortant tout droit d'un épisode de Sherlock Holmes – les fenêtre sont ouvertes et à travers la moustiquaire, je peux voir les eaux du Chao Phraya – des remorqueurs passent régulièrement, on entend leurs moteurs diesels très bruyants puis s'en suit le silence des énormes containers flottants qui suivent – un chien hurle à la nuit -

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Published by monsieurpyl - dans Carnets du monde
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