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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:08

Après plus de dix ans passées dans notre maison, je viens de m'installer un bureau à l'étage face à la fenêtre, vue sur le jardin pour écrire peinard... Bon, je ne sais pas, ça m'a pris d'un coup... ça n'intéresse à priori personne j'en suis conscient mais moi je suis content!!!

 

bureau.jpg

 

PS : La photo est un peu nullos noire et blanc artiste tourmenté (et en même temps on ne voit rien!!!) mais bon j'assume...

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 19:00

C'est une sorte de tradition (non établie) quand nous partons randonner en famille. Nous manquons totalement d'organisation. Nous partons sans carte, sans eau, sans montre, sans pull et sans vêtement de pluie. Du coup et en toute logique, parvenus à un certain stade de la balade, ben on se perd, on a soif (faim aussi parfois), on a froid et on ne sait pas depuis combien nous sommes en vadrouille ... Bon je caricature un tant soit peu bien sûr mais ceci dit, il y a un peu de cela... Déjà, en ce mardi férié, nous partons avec un handicap, le temps est des plus maussades... Mais comme j'ai toujours en tête cette idée de carnets, je nous motive tous pour une promenade du côté du coteau de Piquet.

Aparté prise de gueule:

[Je suis toujours intimement persuadé, en tout cas dans le cadre de mon processur personnel de création, qu'il me faut sans cesse agir pour écrire. Emmagasiner des expériences nouvelles pour ensuite les analyser, les relater, les romancer. Toute la difficulté résidant dans le maintien de cet équilibre délicat entre l'action et la création proprement dite... Si j'agis trop, je ne travaille pas assez, si j'écris trop (chansons, poèmes, journal etc...), je ne repose pas assez mon imaginaire qui a besoin de vagabonder peinard... Pouh, j'vous jure!!! Pas facile tous les jours!!!]

Fin de l'aparté prise de gueule.

Le Tablier. Piquet.

Il y a un moment où il faut respirer un grand coup et se jeter à l'eau donc...

Je suis une perche dans la rivière et sous l'eau, ma vision est trouble. Je devine pourtant sur la rive une famille, un couple et trois enfants (deux garçons et une fille), ils s'approchent de l'ancienne bâtisse en ruines que les humains appellent filature, teinturerie, moulin à foulon qu'importe. La femme, un brin d'herbe coincé entre ses deux pouces, émet avec sa bouche un bruit étrange, proche du cri de ralliement des farfadets (sans pour autant sembler s'en inquiéter), l'homme regarde, étonné et ravi, une chenille dérouler son fil de soie, chrysalide en construction. Je me cache derrière un rocher pour ne pas que les enfants me voient. Ils tapent un bâton sur la surface de l'eau et s'amusent des remous qu'ils provoquent. Je suis une perche, je remonte le cours d'eau, je les suis depuis le lit de la rivière, je franchis une petite cascade puis une autre, passe sous un pont puis un autre. Dans une autre vie, j'ai connu les jardins d'ouvriers en bordure de l'eau où fleurissaient lilas, narcisses et rosiers. J'ai connu l'ermite du bois d'acacias, il n'était pas comme les autres hommes, il vivait en harmonie avec l'orme-liège, avec la bergeronnette, avec la loutre. Je suis une perche et la nuit, j'entends le cri strident de la pipistrelle sur l'île des cinq moulins. Je suis une perche et je suis la mémoire des lieux. Cette famille, je la connais... Elle est sympathique mais elle manque totalement d'organisation, elle part en randonnée sans carte, sans eau, sans montre, sans pull et sans vêtement de pluie. Je la connais et pourtant je trouve cela assez étrange de savoir autant de choses sur elle car après tout, je ne suis qu'une perche. Tiens donc, je me regarde dans une flaque et je découvre que je suis une perche à barbe, avec des lunettes aussi, des bras, des jambes. En fait, je ne suis pas sûr d'être une perche ou je l'ai peut-être été mais maintenant, j'ai plus l'impression d'être un homme, un type coincé à la surface d'un miroir, entre son visage et son reflet, je sens mon corps tout en étant à l'extérieur de celui-ci. Je ne sais pas si cela m'inquiète, m'effraie, m'apaise, m'épanouie ou m'indiffère... Je suis entre deux mondes mais je ne suis pas seul. Non. Une famille me tend une perche. Je connais cette famille. elle est sympathique mais elle manque d'organisation quand elle part en randonnée.

 



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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:51

Nantes, Lieu, Unique, Atelier 2, premier étage, entrée libre, l'exposition "Welcome to my world" de Daniel Johnston.

 

Je suis sottement un peu ému. On a quand même là une partie du travail d'un artiste culte. Précurseur, voire inventeur de l'antifolk, du Lo-Fi, un type sorti de nulle part qui a commencé en distribuant ses cassettes dans la rue... Icône à son insu... Source d'inspiration d'artistes tels que David Bowie, Tom Waits, Beck, Kurt Cobain et j'en passe... Pas mal quand même... Quoique ce n'est pas tant ça qui me fait rêver que l'oeuvre en elle-même en fait, chansons et dessins... C'est zinzin, c'est tordu, c'est fragile, c'est de guingois, c'est bancal, c'est sur le fil, c'est émouvant, c'est flippant, c'est limpide, c'est dérangeant (très dérangeant même parfois)... C'est un peu tout ça à la fois et bien d'autres choses encore mais comme tout ça, ce ne sont que des mots... Je vous laisse quelques dessins (coloriés par mon fils Colin et il n'y a rien de blasphématoire à cela au contraire, c'est fait pour ça l'art!!!)... Et le site http://www.hihowareyou.com/ (je vous préviens le gars ne va pas bien...)...

 

Daniel-Johnston.jpg        Daniel-Johnston-2.jpg

 

PS: Le dessin de gauche et celui de la grenouille ont été coloriés. "Let the good news be known", couleurs originales...

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 12:45

9h45.

Ca y est, il pleut... Du coup, c'est nettement moins motivant pour écrire. Les gouttes de pluie tombent sur le toit du camion. Je suis devant le lac de Château-Guibert. La dernière fois que je suis venu là, c'était pour un pique-nique avec une dizaine de copains (plus tous les gosses). On allait à une soirée un peu plus loin, dans un lieu-dit. Je ne me souviens plus du nom du bourg mais je me souviens bien de la soirée en question... Une grande bâtisse en restauration, des lampions dans les arbres, des hamacs, un grand bar en bois et bambous au milieu du jardin, des poufs, des transats, des jeux pour enfants... Ca avait des allures de "Grand Meaulnes"... Et puis nous avions écouté une fanfare déjantée reprendre du "Rage against the machine", un délice!!!

Bon là, il pleut et je suis coincé dans mon camion donc... J'ai juste pu faire un tour du village il y a dix minutes et noté quelques trucs...

Aparté [J'ai peur de réaliser avec une certaine lucidité la folie de cette nouvelle entreprise... Ecrire en me déplaçant dans les villages du coin... Un peu comme si je me spécialisais dans les projets qui n'intéressent personne... Déjà, les débuts de ce blog et des chansons du quotidien écrites et enregistrées au quotidien et faisant preuve d'un certain détachement par rapport au quotidien... Après, je me fais du mal car les gens qui m'écoutent et me lisent me félicitent généralement et je n'ai même reçu que des compliments alors bon... Et puis, on s'en fout arpès tout...] Fin de l'aparté.

Sur mon parking de terre battue à l'instant même, un 4*4 et une super 5 débarquent. Un homme la cinquantaine (finissante) sort de sa Renault, enfile une casquette, ses bottes et monte dans le 4*4 qui repart. Partie de pêche probablement.

Dans le village, j'ai voulu réitérer mon expérience concluante de visite d'église mais celle de Château-Guibert ne présente pas grand intérêt et puis une fois à l'intérieur, je me suis fait un petit peu peur. J'ai entendu la lourde porte de bois se refermer et me suis vu coincé là trois jours, ne me nourrissant que d'hosties et buvant le sang du christ. On serait venu me délivrer le dimanche, jour du seigneur et on m'aurait retrouvé ivre, allongé sur l'autel, nu, le corps enduit de cire de bougies (ne me demandez pas pourquoi, ça m'est venu comme ça). Voilà, du coup, je suis ressorti illico presto (je crois que c'est la première fois que j'utilise cette expression dans mes écrits, trop cool!!! Illico presto!!! Yo!!!) sous le regard quelque peu surpris de la factrice et il est vrai qu'on peut être surpris de voir un type affolé sortir de l'église de Château-Guibert un vendredi à neuf heures et demi du matin. Je lui souris, ça la rassure et je l'entends quelques instants plus tard hêler une femme "Rien pour vous aujourd'hui!!!" "Super pas de facture!!!".

Monument aux morts, mairie, salle des fêtes, la place est surtout remarquable par l'aménagement d'une cour privée de maison. Moulin d'environ un mètre de hauteur dont les ailes tournent grâce à un petit moteur électrique, biches en faïence, nains en plâtre, éléphant ganesh, tuiles peintes au dessus de la porte-fenêtre... Biens-sûr, c'est d'un goût contestable mais en attendant, ça donne un peu de vie...

Sur la route en descendant du lac, une vitrine peinte à la va-vite en blanc et une enseigne en lettres rouges "VIVO VIVO", "J'ai le temps, je suis à la retraite", un autocollant sur la kangoo bleue-verte devant moi. Etrange, pourquoi s'ils ont le temps, choisissent-ils toujours le samedi matin pour aller faire leur course (comme tout le monde quoi!!!)? Ne généralise pas Pyl, ne généralise pas...

Château-Guibert, barrage de Bellenoue, deuxième barrage de Vendée, 7,5 millions de mètres cubes sur 124 hectares. Une loutre sur le panneau publicitaire "Vendée Nature" de l'abribus, je suis comme elle, seul au milieu des nénuphars, en plein marécage.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:58

L'un des grands moments de la semaine. Le départ en expédition. Bon, c'est un bien grand mot certes mais depuis que j'ai lancé ce projet des carnets vendéens, je suis tout excité à l'idée de me promener au hasard, dans les villages, calepin sous le bras et noter tout ce qui me passe par la tête. Une certaine idée de la liberté sûrement.

Aujourd'hui, La Faute sur Mer. Oui, la ville qui a tant fait parler d'elle lors de la tempête Xinthia: Digues détruites, pavillons sous les eaux, quartiers dévastés. Je repense à cette phrase entendue au marché par hasard de la bouche d'une petite fille qui s'adressait à la fromagère (ne me demandez pas comment ils en étaient arrivés à ce stade de la conversation!!!): "C'est de la faute à Sarkozy si mon papy et ma mamie ils ont plus de maison à la mer!!!"... "Décidemment, ce président nous en aura fait voir" ai-je alors pensé.

Mais je suis allongé sur le sable, le temps est magnifique et de là où j'écris, plus aucune trace de la tempête. Non, rien. Un couple promène son premier enfant et la mère s'agace de voir sa fille ramasser (je cite) "tous les cailloux de la plage". Je trouve extraordinaire de mon côté cette manie qu'ont les enfants de collecter tout ce qu'il trouve sur leur chemin (cailloux, bouts de bois, coquillages, pâquerettes, coccinelles, gendarmes et j'en passe) et de le conserver tel un trésor. Si l'essentiel est invisible pour les yeux, ils parviennent peut-être à dénicher des petits bouts malgré tout. Tout est lent soudainement. Plusieurs enfants rendent heureux plusieurs parents: Jeux d'eau, jeux de raquettes, ricochets, chatouilles, bisoux...

Un club de char à voile un peu plus loin, des voiles bleues, des voiles blanches, les consignes du moniteur et le ballet des chars. Je suis sur une dune au milieu de différentes espèces végétales. J'apprends par un panneau d'information situé près du parking où je me suis garé qu'elles portent le nom de "soude brûlé"e et "cakilé maritime". ""Soude brûlée" et "cakilé maritime". Je suis en train de lire les "Dragon ball" de mon fils et j'avoue que j'aurais plus tendance à croire qu'il s'agit de deux SuperSayens prêts à envahir les Nameks pour leur dérober la formule de l'immortalité mais non en fait. Non. Deux végétaux de base. C'est tout. [ Ah tiens le ciel est dégagé, on peut voir le pont de l'île de Ré, je n'avais pas fait gaffe...].

Vingt minutes plus tard, en terrasse de café, une menthe à l'eau. j'ai failli opté pour "le petit baigneur", une petite cahute faisant office de bar en bordure de plage mais j'ai préféré la rue commerçante. En cette période, la zone B (ou C ou Z qu'importe) doit être encore en vacances et du coup, les boutiques sont ouvertes et il y a de l'animation dans les rues. J'ai vu tout à l'heure les pêcheurs ramasser  les moules le long des bouchôts, les restaurants vont enfin pouvoir servir des moules frites. Un couple commande un coca et un rosé pamplemousse, un pilier de comptoir plaisante sur le temps ("à quand la neige?" Je n'ai pas bien saisi la blague en fait), j'entends ici ou là des bribes de conversations mais personne ne parle du débat d'entre deux tours et tant mieux, on s'en fout... Rien que ça, ça me met de du baume au coeur, je me mets (presque) à croire en l'homme. Une femme en marinière passe avec son mari et elle ressemble étrangement à la patronne de notre restaurant fétiche à la Tranche sur mer, un sosie??? Non parce que nous jouons souvent au jeu des ressemblances avec ma compagne quand on traverse une ville en voiture et du coup, je me dis que je me ferai bien une partie en solitaire mais je ne trouve rien à me mettre sous la dent. Non ce gros monsieur barbu ne ressemble à Eric Cantonna et non cette grande dame blonde ben pas à Claire Chazal. A Michel Drucker lui? Non... Vincent Lindon? Mick Jagger? Scarlett Johansson? Non, ça c'est sûr non... Pas à la Faute sur Mer...

Je repars déçu longeant les boutiques pseudo africano-indiennes (salopettes bariolées, bâtonnets d'encens, tabourets de bois débène) et je me demande qui achète encore ces objets... Quoique ce tabouret de bois d'ébène...

Sur la route du retour, à la radio, les candidats sont en désaccord sur les chiffres: 500 milliards d'euros pour l'un et 600 milliards pour l'autre. On n'est pas non plus à cent milliards près, faut pas chipoter!!!

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