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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:08

En brocante et en famille...

Nous arrivons sur la place de l'église, les ganivelles sont installées, une trentaine d'exposants et le soleil qui daigne faire son apparition. On chîne. Il semble qu'il n'y ait pas grand chose à se mettre sous la dent et puis en fouinant, comme toujours, on trouve. Je tombe sur un bouquin de poésie de 1908 "Les cantilènes du bon pauvre" de Auguste Gaud, banco, j'achète. Sur la couverture, une phrase de George Sand "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde". Déjà, ça me parle, on verra pour le reste... Je repère une paire de belles baskets, une jeune femme sur un pliant m'annonce qu'elle taille trente-huit tout en parlant avec son amoureux au téléphone. Main sur le combiné pour ne pas que son interlocuteur l'entende, elle lance à sa mère d'une voix pleine de malice: "il est à plus d'une heure, il semble qu'il ne m'aime pas assez pour faire la route jusqu'ici". Je souris. Dans le même temps, une légère bourrasque renverse un porte-manteau qui tombe sur une table d'exposants à quelques mètres de nous. Ce chahut sympathique réveille toute la place qui s'anime d'un coup pour se rendormir aussitôt. Il fait beau et comme cela fait plus de trois semaines qu'il n'a pas fait beau, on est bien. On déambule paisiblement, des casques de la première guerre, de la porcelaine, des vieux outils agricoles, on n'a aucun achat précis en tête (c'est un peu le principe d'une brocante) qlors on traîne. 

Après mes découvertes sur Saint Jean et Saint Antoine dans l'église de la Jonchère (voir les carnets du 27 avril dernier), je nous propose d'aller visiter celle de Triaize. Elle est fermée. Bon, un petit historique sur la légende du clocher et on aura rasssasié l'imaginaire des enfants pour la journée: Gargantua, passant dans la région, assécha le marais pour étancher sa soif. Pour se soulager, il déposa trois étrons sur l'église du village, ce qui explique les différents décrochements de la flèche et cette forme étrange s'apparentant au clocher à bulbes. Toujours classieux le géant!!! Quand on sait de plus que le temps fort de l'agenda sur Triaize est la fête de la bouse (avec le traditionnel lancer de bouse, si, si, je vous assure!!!), on peut légitimement commencer à se poser des questions sur les us et coutumes des habitants du bourg. Maintenant, il n'en font point commerce non plus et c'en est presque dommage en fait... J'imagine des boutiques genre Lourdes vendant des clochers à bulbes sous la neige, des cacas en plastique fluorescent dans le noir, des bouses en caoutchouc dégageant une odeur quand on les presse, des coussins péteurs en forme de bouses... Le sud-vendée aurait son Puy du Fou ("quite à proposer de la merde", non alors là vraiment vraiment, c'est facile!!!). 

Sur cette digression, nous prenons la route du retour, on traverse le marais, le ciel est bleu, sans nuage, les arbres d'un vert flamboyant. Dans les champs, vaches, chèvres et chevaux cohabitent. On croise des cygnes, des hérons, des oies sauvages. Tout est en harmonie. Dieu, s'il existe, nous offre une journée d'accalmie. Pour lui non plus en fait, ça n'a rien d'évident. Oui décidemment et comme dirait George, "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde".

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Published by monsieurpyl - dans Carnets du coin
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:42

Suite à une série de concerts donnés sur Helsinki dans le cadre de la semaine de la francophonie au début du moi de mars dernier… Il n’y a pas d’ordre spécifique à ces différents chapitres… Juste quelques anecdotes au hasard…

 

1- Dans l’avion

Je suis assis entre deux femmes, l’une en collants bariolés, l’autre, cheveux roux et lunettes, il fait étrangement un peu froid. Je pars donc… Je mets de l’ordre dans mes pensées… L’hôtesse passe dans le couloir… En avion, on est nulle part…

Finlande donc...

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2- Helsinki / Tournée des bars

J’attendais cette soirée avec à la fois impatience et appréhension car connaissant le gars Freddy (le copain qui m’a accueilli là-bas et que je remercie grandement au passage tout de même), je pouvais m’attendre à tout. Le gaillard m’avait annoncé quelques jours avant mon départ, de sa douce voix gouailleuse : « J’ai vu avec Anna, j’ai mon samedi soir, je t’emmène faire la tournée des bars, ça va être grand !!! ».

« Cool, une soirée culturelle en perspective ! » ai-je alors pensé.

18h00 à mon appartement de Munkkiniemi. Premier apéro ensemble, deux bières à jeun et nous préparons notre itinéraire.

Nous irons donc traîner du côté de Kallio, le quartier ouvrier de la ville. Quartier populaire par excellence, c’est aussi le quartier tendance, boutiques branchées,, cafés hype, des boites et des salles de concert, ça fleure bon la jeunesse !!!

A 19h00, nous dînons dans une crêperie russe en périphérie du dit-quartier. Les serveuses sont russes à n’en pas douter et la cuisine aussi. La déco est sympa, les crêpes sont excellentes et l’addition des plus raisonnables (d’autant que nous sommes à Helsinki et que la vie est plutôt cheros !!!).

Nous marchons ensuite dans le froid vers notre premier café évitant avec difficulté les plaques de verglas jonchant les trottoirs, caniveaux et rues. [C’est une des spécificités de la ville en cette saison, tout est enneigé et point de sel sur les routes comme en France (inutile sous ces températures) mais des petits graviers jetés ici ou là par les services de la ville… Ces graviers se prennent dans la glace lors des gelées successives servant ainsi d’antidérapants. Mais bon, ça n’est pas toujours suffisant.] Je me surprends alors à imaginer notre retour à l’appartement, dans la nuit, sous des températures encore plus froides (là, on avoisinera les moins 20°C tout de même), le verglas, l’alcool… Oui bon, chassons ces maudites pensées et faisons la fête.

« Roska Pankki », la banque poubelle, notre premier bar donc. Une merveille !!! C’est stupide à dire mais quand on voyage, on est content parfois d’épouser les clichés attendus histoire de savourer en vrai ce qu’on nous laissait entendre du pays. En l’occurrence, la clientèle masculine est composée essentiellement de solides gaillards du nord, cheveux longs, moustachus ou barbus, tatoués et portant de larges surchemises à carreaux… Des bûcherons de retour d’une journée de travail dans les bois, des vikings savourant une victoire… Des clichés vous dis-je… En tout cas, ça boit, ça parle fort et ça tape du poing sur la table… Je goûte les liqueurs du coin (je m’étais promis de noter tous les noms mais va savoir pourquoi ou comment, j’ai égaré le bout de papier qui me servait d’aide-mémoire), une ou deux bières et nous voilé repartis… Cahin caha, pas titubant mais quelque peu réchauffé…

Un bar, deux bars, trois bars plus loin, ma mémoire défaille…

Freddy, chanceux aux machines à sous, payant un coup, Freddy oubliant son portefeuille et nous obligeant à faire la tournée dans l’autre sens (mais est-ce vraiment un oubli ?), Freddy et ses souvenirs de jeunesse dans Helsinki… Il y a de la nostalgie dans l’air mais qu’importe, ce soir, nous avons vingt ans.

Nous terminons la soirée au Molly Malone (il doit y avoir un Molly Malone dans toutes les grandes villes d’Europe je pense) pour un concert pas des plus mémorables mais sympa quand même (je ne suis pas difficile vu l’heure), un groupe de rock, des routards roublards dont le chanteur à la voix toute Rod Stewartienne est aveugle !!!

Sans même m’en rendre compte, nous sommes de retour à l’appartement… Ni le froid, ni le verglas n’auront eu raison de nous. Nul besoin de somnifère pour dormir, un lourd sommeil sans rêve nous attend…

Hyvää yötä (ça veut dire bonne nuit) !!!

PS : Je retournerai deux jours plus tard dans Kallio mais en journée… Brocantes fourmillantes, friperies vintages, galeries d’art décapantes, ça bouge…

 

      3- Glissade sur la mer gelée

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Je marche sur un lac gelé, je marche puis glisse sur la mer gelée aussi. Et comme dans un Tex Avery, un pêcheur débarque avec ce qui ressemble à un tire-bouchon géant, fait un trou dans la glace, s’assoit sur un siège pliant devant le trou, tire une ligne, la plonge dans l’eau et se pose là. Je m’attends à tout moment à voir le lion de la MGM rugir à travers une cible rouge et jaune, un cercle de feu ou que sais-je encore puis le loup courir après Droopy sur la glace, Droopy déplaçant le trou de quelques mètres avec ses pattes pour faire tomber le loup dedans. En fait, seul un skieur passe au loin dans le soleil couchant. Une combinaison rouge et bleue moule son corps, la technique est maîtrisée, l’allure est soutenue. Nous avons à faire à un sportif. Il se dirige vers le quartier des ambassades. Il me semble apercevoir une bosse du côté gauche de son blouson, il dissimule sûrement un Walter PPK, le drapeau britannique flotte au vent sur la colline avoisinante, c’est un espion au service secret de sa majesté !!! Ah non fausse alerte, il rejoint sa famille un peu plus loin… Je continue ma promenade, le café Ursula, le marché couvert, le vieux marché, les brise-glaces sur les quais et l’église orthodoxe. A l’intérieur, un pope, comme sorti de nulle part, apparaît de derrière l’autel. Il porte un vieux grimoire sous le bras, je crois reconnaître des inscriptions en vieux cyrillique. Je commence à me demander si notre homme ne serait pas l’éminent représentant d’une société secrète (genre franc-maçonnerie mais en plus secret), j’ajoute qu’il a un petit air de Sean Connery ce qui n’arrange rien. Il y a de toute évidence une bibliothèque cachée quelque part dans cette église, de là à trouver quelques ouvrages à l’index…

Oulah mais qu’ai-je donc ? La soupe de poissons ? Le changement de climat ? La cannelle dans les petits pains ? Et si ça n’était pas de la cannelle tiens donc ? J’ai entendu parler d’un démantèlement de trafics de cocaïne sur Helsinki avec des arrestations massives en terrasses de restaurants. De là à retrouver de la farine dans les petits pains…

Oulah oulah stop stop stop !!! Respire un grand coup mon garçon, tout va bien, tu es à Helsinki pour la semaine de la francophonie et demain, tu joues au lycée franco-finlandais. Rien d’anormal à cela, tout est dans l’ordre des choses…

Mais en attendant, si tu peux éviter les glissades sur la mer gelée…


      4- Le sauna

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C’est un sentiment étrange que de se retrouver dans une petite cabane en lambris, sans ouverture, assis sur un banc de bois, nu, le corps dégoulinant de sueur, et jeter de l’eau sur des pierres brûlantes, et peiner à respirer, et sentir son dos cuire sous l’effet de la vapeur.  C’est le sauna et en Finlande, c’est une tradition familiale. Il y en a dans toutes les maisons.

Bon évidemment, je connaissais mais à vrai dire, je n’étais pas très chaud à l’idée de… Et puis justement, oui justement parce que je n’étais pas très chaud et justement parce que j’avais même très froid, j’ai adoré.
Deux, trois séances de vingt minutes dans une soirée entre deux épisodes d’une série américaine quelconque, de bonnes bières bien fraîches après chaque bain de chaleur sèche (cette phrase est à répéter très vite sans fourcher), c’est assurément un petit bonheur dont il ne faut pas se priver.

Après, pour ce qui est de courir nu dans la neige ou plonger dans l’eau glacée, je n’ai pas essayé, j’ai opté pour le canapé et la soirée télé, question de choix !!!

 

5- Le Sexwana

Petite histoire d’une mésaventure...

Nous avions convenu de nous rappeler après le concert au centre culturel français pour caler une date pour un spectacle enfants à l’école Calimero (vous ne me croyez pas sur le nom et vous avez raison mais je romance…). Aussi rappelle-je la directrice le lendemain ou surlendemain de la dite prestation. Je tombe sur la secrétaire, aimable comme un douanier afghan au passage (même si j’avoue avoir peu côtoyé de douaniers afghans, cette remarque est donc purement gratuite et je m’en excuse… Pour les douaniers on s’entend…), je lui expose la situation brièvement et là, sans même daigner me passer la personne responsable, elle m’annonce que le spectacle n’aura pas lieu, on aurait trouvé mon répertoire peu adapté au public enfants… Certaines chansons on même été jugées grossières… Silence au bout du fil… « Euh je bouscule, je provoque, allez j’agresse un peu parfois si l’on veut (même si le mot est un peu fort) mais point de grossièretés en mon répertoire ma bonne dame » pensai-je en moi-même… J’essaie d’en savoir un peu plus, un peu secoué quand même, mais non… Rien… Je n’insiste pas… On ne peut pas plaire à tout le monde et voilà…

Mais voilà que l’histoire remonte jusqu’à l’organisateur du concert qui, un peu interloqué (car il faut le préciser, de son côté, il n’a pas vu le mal !!!), me demande par mail le texte de la chanson « Botswana » qu’on incriminerait donc. Botswana ??? Une chanson positive sur une Afrique haute en couleurs et loin des clichés occidentaux ??? Bon, ça fleure le bon délire puritain mais ne sachant pas les us et coutumes du pays (même si j’ai affaire à des françaises en l’occurrence ne l’oublions pas !!)  et ne tenant pas à me retrouver écarteler en place publique pour actes impies et de plus étant de bonne composition, je m’exécute, j’envoie le texte de ma chanson (tout en exprimant ma stupéfaction tout de même)…

Et puis et puis, ça me revient, à la sortie du concert, j’ai entendu quelqu'un parler de « Sexwana »… Dans le refrain, il est question du « Setswana », langue nationale du Botswana…

Je ne connais pas le Bush

Ni le Setswana

D’une oreille à ma bouche

Je n’en parle pas

Ah oui… D’accord, j’extrapole mais bon…

« Sexwana », I wanna sex...

« D’une oreille à ma bouche », position probable du kamasutra dont je veux bien la fiche descriptive avec illustration si possible (tant qu’à se cultiver un peu !!!)…

« Je n’en parle pas » mais en fait si, j’en parle !!!

« Oulah !!! Mais c’est qu’il y aurait de sacrés petites cochonnes parmi les membres de la communauté française » me dis-je secrètement… Après réflexion, être jugé par un tribunal de dianes chasseresses gainées de cuir, colliers cloutés au cou et martinets en main, ça commence à me plaire sérieusement… J’ai des images de clips de rap en tête…

Oui donc bon, revenons à nos moutons, pour finir, tout est rapidement rentré dans l’ordre et comme (il faut bien le préciser quand même), tout le monde (enfin presque) semblait satisfait de mes bons et loyaux services, l’affaire s’est éteinte en douceur…

Zut alors !!! I wanna sex moi !!!

PS: Cette histoire est une fiction, toute ressemblance avec…

 

6- Deux chansons

Elles sont un peu tristes alors qu’en fait, j’ai passé une super semaine donc je ne saurais  trop dire pourquoi… En tout cas, quand j’écris, « je m’ennuie », je suis un fieffé menteur car ça n’est pas mon genre…


Helsinki

J’ai des courbatures aux mains

Je crois que je ne vaux plus rien

J’essaie de me tenir tranquille

En marchant à travers la ville

Je prends une ligne de tram

Et je regarde les réclames

Mais c’est pour me donner des airs

C’est dans une langue étrangère

Tiens voilà l’église orthodoxe

C’est un étrange paradoxe

Je suis bien oui je suis bien quand je suis seul

Pourtant dans le quartier des ambassades

Tu me manques j’en suis malade

Souvent les gens non ne savent pas ce qu’ils veulent

Une escale au marché couvert

Puis je respire l’air de la mer

C’est le beau le soleil sur la neige

Du poids de la vie ça m’allège

Ah oui car bon je n’ai rien dit

Ces jours je visite Helsinki

C’est à deux pas de la Russie

C’est déjà toute une poésie

Vois-tu je pense encore à toi

Il fait beau, le ciel est bleu mais il fait froid

Et le verglas sur le trottoir

Aux abords de l’observatoire

On a toujours peur de commettre un écart

Ça y est je suis un peu perdu

Je crois un orchestre des rues

Je crois que je l’ai déjà vu

Il y a un quart d’heure tout au plus

Je prends une soupe au saumon

Je crois que j’ai tourné en rond

Les filles du nord sont très jolies

C’est ce qui me vient à l’esprit

Mais je suis un peu chamboulé

C’est dur sans toi de voyager

Je voudrais non ne plus jamais m’éloigner

Même si ce soir je vais sortir

Parler fort et peut-être rire

Je sais que ma tristesse va revenir

(sifflements)

Mais si jamais on te demande

Dis que tout va bien en Finlande…

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Helsinki 2

Dans un appartement d’Helsinki

Je ne fais rien, je m’ennuie

Je regarde les gens à skis

Où sont passées mon énergie,

Mon impulsion et ma folie ?

Il faut se laisser guider

Quand on voyage à l’étranger

Du coup, je déjeune à dix heures

Et j’écoute « Petite fleur »

Juste avant l’immeuble Stockman

Déguisé en superman

Un homme noir perché sur un fil

Il y a des choses à voir en ville

Il a mal joué pour sa carrière

Il aurait mieux fait de se taire

Il vaut mieux ne pas faire de vagues

J’aime bien quand tu fais des blagues

Entre tes chansons, tu es drôle

Toi, tu voudrais changer de rôle

Tout ce qui passe par ma tête

Ce pêcheur un trou dans la glace

Ces remarques sur moi ça m’agace

Quand je fais un brin de toilettes

J’ai peur d’avoir une pneumonie

En tout cas le sauna c’est trop bien

On prend une bière ça désaltère

On est à un bout de la terre

Moi je pense qu’on ne change pas

Dès le début on est un tout

Tous ces gens qui vivent partout

Et qui ne connaissent pas

Oulah je crois je pars un peu

Mais je suis toujours en Finlande

Et si jamais on me demande

De chanter ça me rend heureux

Je ne saurai pas l’expliquer

Mais qui je peux remercier

Je prends dans le marché couvert

Une soupe et je me repère

Semaine de la francophonie

Au lycée franco-finlandais d’Helsinki

Je joue pour les grands, les petits

Une dernière fois je me relis

Allez une ultime retouche

Après je file sous la douche…

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Published by monsieurpyl - dans Carnets du monde
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:24

Mouchamps, 17h00, salle des fêtes. En fait, c'est la petite salle des fêtes et elle se situe dans un grand batîment sous une autre (salle des fêtes donc), un foyer de jeunes et une bibliothèque je crois mais je n'ai pas eu le temps de bien voir. J'en parle parce que j'y jouais hier soir avec le projet "Michel et Jean-Guy"... Du coup, je n'ai pas vraiment visité le village mais bon, on peut toujours trouvé des choses à dire (en l'occurence à écrire) donc c'est parti...

Bien, tout d'abord que l'ensemble du bâtiment dans lequel nous nous produisons ressemble un peu à un blockhaus, gros bloc de béton taggé, sans crépi, sans peinture, brut. On s'attend un peu à voir sortir un officier allemand en uniforme et de là à ce qu'il tienne menoté Louis de Funès ou Bourvil, on n'en est pas loin. Certains trouveront ça d'un goût architectural douteux mais de mon côté, j'accroche assez. J'ai été dernièrement au concert de Sally Ford - Hanni El Katib dans la nouvelle salle nantaise "Stéréolux" et l'enemble des locaux de la Fabrique (le laboratoire musicale dont la salle "Stéréolux" fait partie, oui je sais il faut suivre!!!) s'apparente quelque peu lui aussi à un blockhaus (c'en est peut-être bien un d'ailleurs...). Du coup, on se retrouve plongé dans une atmosphère berlinoise underground (bien que je n'ai jamais mis les pieds à Berlin, mon imagination tourne à plein régime) et très honnêtement, je ne serai pas étonné d'assister ici à une performance complètement barrée avec de grosses femmes nues s'accrochant à des poutres à cinq mètres de hauteur dans des positions improbables, statufiées le temps d'une soirée (j'ai vu ça un soir dans le magazine Tracks sur Arte, un truc de dingues...). Bon rien de cela sur Mouchamps, je m'égare un peu désolé.

Non là, nous avons une petite caravane en guise de guichet d'entrées (la caravan'art), les membres de l'association organisatrice de la soirée déguisés en "Michel et Jean-Guy" (enfin en tout cas, ça y ressemble... Mi branchouille, mi-ringard je le rappelle, le "staïle"), un conteur violoneux en première partie puis nous... Une bonne petite soirée même si de notre côté avec Jean-Guy (parce que moi c'est Michel, je sens que certains décrochent), si nous mesurons le chemin parcouru, nous mesurons aussi celui restant à parcourir... Moins de précipitation, plus de rigueur dans la structure des morceaux et se libérer encore et toujours de la concentration pour aller vers le lâcher prise... Que de travail... Mais bon je m'écarte encore du sujet...

Mouchamps donc... Et bien en fait, c'est tout je crois ou alors un petit poème...


Mouchamps c'est dans les champs

C'est près de Saint Prouant

Mouchamps c'est différent

Parce que c'est dans les champs

 

Voilà, tout est dit!!!

 

  Euh Merci... On vous rappellera...

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 08:58

La très jolie pochette de son album pour enfants... Je vous le conseille...

pochette-album-1_photo3c.jpg

J'ai été écouté François Hadji Lazaro en concert hier soir... Avec mes deux garçons... Un concert pour enfants... C'était super. Quand il arrive sur scène, on dirait un ogre. Mais un vrai ogre avec un côté tendre et fascinant et un autre sombre et inquiétant. Quand il parle entre les chansons, c'est étrange mais pour moi, c'est Coluche (sans la salopette mais avec les bretelles) et quand il chante, ben c'est lui. Ca gouaille, ça racle, ça éructe parfois. Il joue tout un tas d'instruments (banjo, mandoline, flûte, clarinette, accordéon, vielle à roue, guitare et j'en passe) et bon ça je le savais et tout le monde le sait pour qui connaît l'animal mais à un moment, il fait un solo de jambon et là j'avoue, je suis jaloux car je sais que même en m'entrainant comme un beau diable, je n'atteindrai jamais son niveau (de jambon)... Ben oui, on est garçon boucher ou on ne l'est pas!!! En fait, sur scène, c'est lui mais c'est aussi son groupe Pigalle et c'est rigolo d'entendre ces trois rescapés du rock alternatif jouer des chansons pour la marmaille assise devant. Ca réchauffe le coeur en fait. S'y on ajoute le décor, deux superbes paravents peinturlurés de personnages bigarrés (hommes, animaux, monstres), on est un peu chez nous, dans le salon, un soir de pluie ou d'orage et on a des musiciens du coin qui sont venus pour la veillée... On est en famille, entre amis... Le gros bonhomme chauve nous raconte ses histoires de voyage, il s'affuble de chapeaux bizarres, il bouscule un peu ses camarades, il s'en va fâché puis revient amusé... Ca fait un peu rire, ça fait un peu peur et puis ça fait un peu réfléchir aussi...Tous ces pays, toutes ces musiques, toutes ces rencontres... Mais bon, avant tout, c'est la fête et foraine tant qu'à faire... Sur le manège, un éboueur superhéros, une grand-mère en colère, un pingouin dans son bain, une fée au chômage, ça tourne, ça tourne puis s'arrête. De retour à la maison, on passe le disque comme pour un dernier tour gratuit. Notre petit Colin nous fait du hiphop de son cru sur une danse aveyronnaise, la fête continue!!!

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:20

C’est un projet qui est né de la lecture des « chroniques de Jérusalem » de Guy Delisle. Le gars se balade, dessine et raconte son expérience d’un an sur Jérusalem, la ville, sa région, le pays. Bon évidemment, moi, j’habite en Vendée, le contexte historique n’est pas tout à fait le même et on ne peut pas vraiment parler de carrefour des religions mais qu’importe. Si j’ai retenu évidemment cette particularité qui semble constituer toute la magie et toute la complexité de Jérusalem, je me suis également émerveillé des promenades du narrateur qui déambule où bon lui semble en simple témoin… Et m’est venue alors cette étrange idée de faire de même mais par chez moi, en Vendée… Il y a forcément de quoi faire et dire par chez nous, non ?

Parking de l’église, la Jonchère, 9h30 du matin.

Déjà, la présence non loin de moi d’une cabine téléphonique. Bon, ça n’a l’air de rien mais croyez-en mon expérience, sur Helsinki, Finlande, pays de Nokia (oui, je sais c’est la frime et puis je n’ai pas été à Jérusalem donc je fais avec ce que j’ai !!!), c’est introuvable. Il reste donc des personnes (qui a dit « âgées » ?) qui en ont potentiellement besoin. Ben, en premier lieu, moi en fait, s’il m’arrivait de jouer dans ce village pour un spectacle enfants par exemple, n’ayant pas de portable, un petit coup de fil à ma famille pour prendre des nouvelles et zou direction la cabine !!! Voilà pour un premier constat.

Tiens, Les murs de l’église derrière moi ont été entièrement crépis à l’ancienne et ça n’est pas vieux, cette rénovation ayant été financée par le conseil général de la Vendée. De nombreuses églises du Sud-Vendée ayant subi le même sort, on ne peut plus accuser le département de ne privilégier que le nord !!! Que diable !!! Querelle de clochers des plus faciles et manquant de noblesse je l’avoue. Un cœur vendéen sur une façade de maison… On sait où on est, c’est important… Ca me rappelle ce retour d’Espagne, quelque part dans le Landes, sur un parking, une pause sur la route… Un camping-car débarque, « 85 », un bonheur… Le gars s’arrête, installe sa table pour pique-niquer, je passe par hasard à côté du véhicule, me dirigeant vers la station et là je découvre avec stupéfaction que tous ces pare-soleils sont rouges et blancs ornés du cœur vendéen, un petit drapeau bien sûr sous le rétroviseur de l’habitacle et un autocollant « J’aime la Vendée » sur le coffre à l’arrière… On sait d’où il vient, c’est important.

Sur ce et sans transition et histoire d’en savoir un peu plus sur ce village, je pars en balade: dans l’église (ben oui, on est en Vendée !!!), derrière l’autel, une statue d’un homme avec un cochon, une autre d’un homme tenant un livre ouvert, un aigle à ses pieds (enfin, je ne vois pas très bien car la statue est abîmée mais on dirait un aigle). Pour l’aigle, symbole de puissance divine, le gars en question doit être Jean rédigeant l’apocalypse dans l’île de Patmos. Normalement l’aigle lui sert de pupitre mais pas là. Pour l’apocalypse, je ne connais pas la fin du bouquin (enfin si mais comme tout le monde quoi) mais l’explosion d’une centrale nucléaire au Japon suite à un tsunami ferait un bon chapitre… Une idée en passant… Pour le cochon, comme je n’en savais rien, de retour chez moi, j’ai regardé dans un petit bouquin de ma bibliothèque « Reconnaître les saints et les personnages de la bible » (très bien foutu ce bouquin !!), il s’agit donc de Saint Antoine, le guérisseur… Le lard servant de pommade contre le feu de Saint Antoine, une maladie de peau. Il y a une autre statue sympa du pèlerin au cochon (ça n’est pas très heureux comme nom mais bon…) dans l’église de Locronan dans le Finistère. Après, pour le reste, un chemin de croix, Jeanne d’Arc, la Vierge Marie.

S’en suit un tour au cimetière, histoire de... Et pour finir je m’en vais acheter du pain à l’épicerie bureau de tabac du coin avec cette unique question en tête au vue de la taille du bourg « Combien de temps survivra encore ce petit dépôt de pain ? ».

Sur la place, juste avant de partir, deux hommes se rencontrent et se font la bise, une dizaine de fois, uniquement sur la joue gauche : Feu de Saint Antoine ? Superstition ? Approche des élections ?

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