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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:58

L'un des grands moments de la semaine. Le départ en expédition. Bon, c'est un bien grand mot certes mais depuis que j'ai lancé ce projet des carnets vendéens, je suis tout excité à l'idée de me promener au hasard, dans les villages, calepin sous le bras et noter tout ce qui me passe par la tête. Une certaine idée de la liberté sûrement.

Aujourd'hui, La Faute sur Mer. Oui, la ville qui a tant fait parler d'elle lors de la tempête Xinthia: Digues détruites, pavillons sous les eaux, quartiers dévastés. Je repense à cette phrase entendue au marché par hasard de la bouche d'une petite fille qui s'adressait à la fromagère (ne me demandez pas comment ils en étaient arrivés à ce stade de la conversation!!!): "C'est de la faute à Sarkozy si mon papy et ma mamie ils ont plus de maison à la mer!!!"... "Décidemment, ce président nous en aura fait voir" ai-je alors pensé.

Mais je suis allongé sur le sable, le temps est magnifique et de là où j'écris, plus aucune trace de la tempête. Non, rien. Un couple promène son premier enfant et la mère s'agace de voir sa fille ramasser (je cite) "tous les cailloux de la plage". Je trouve extraordinaire de mon côté cette manie qu'ont les enfants de collecter tout ce qu'il trouve sur leur chemin (cailloux, bouts de bois, coquillages, pâquerettes, coccinelles, gendarmes et j'en passe) et de le conserver tel un trésor. Si l'essentiel est invisible pour les yeux, ils parviennent peut-être à dénicher des petits bouts malgré tout. Tout est lent soudainement. Plusieurs enfants rendent heureux plusieurs parents: Jeux d'eau, jeux de raquettes, ricochets, chatouilles, bisoux...

Un club de char à voile un peu plus loin, des voiles bleues, des voiles blanches, les consignes du moniteur et le ballet des chars. Je suis sur une dune au milieu de différentes espèces végétales. J'apprends par un panneau d'information situé près du parking où je me suis garé qu'elles portent le nom de "soude brûlé"e et "cakilé maritime". ""Soude brûlée" et "cakilé maritime". Je suis en train de lire les "Dragon ball" de mon fils et j'avoue que j'aurais plus tendance à croire qu'il s'agit de deux SuperSayens prêts à envahir les Nameks pour leur dérober la formule de l'immortalité mais non en fait. Non. Deux végétaux de base. C'est tout. [ Ah tiens le ciel est dégagé, on peut voir le pont de l'île de Ré, je n'avais pas fait gaffe...].

Vingt minutes plus tard, en terrasse de café, une menthe à l'eau. j'ai failli opté pour "le petit baigneur", une petite cahute faisant office de bar en bordure de plage mais j'ai préféré la rue commerçante. En cette période, la zone B (ou C ou Z qu'importe) doit être encore en vacances et du coup, les boutiques sont ouvertes et il y a de l'animation dans les rues. J'ai vu tout à l'heure les pêcheurs ramasser  les moules le long des bouchôts, les restaurants vont enfin pouvoir servir des moules frites. Un couple commande un coca et un rosé pamplemousse, un pilier de comptoir plaisante sur le temps ("à quand la neige?" Je n'ai pas bien saisi la blague en fait), j'entends ici ou là des bribes de conversations mais personne ne parle du débat d'entre deux tours et tant mieux, on s'en fout... Rien que ça, ça me met de du baume au coeur, je me mets (presque) à croire en l'homme. Une femme en marinière passe avec son mari et elle ressemble étrangement à la patronne de notre restaurant fétiche à la Tranche sur mer, un sosie??? Non parce que nous jouons souvent au jeu des ressemblances avec ma compagne quand on traverse une ville en voiture et du coup, je me dis que je me ferai bien une partie en solitaire mais je ne trouve rien à me mettre sous la dent. Non ce gros monsieur barbu ne ressemble à Eric Cantonna et non cette grande dame blonde ben pas à Claire Chazal. A Michel Drucker lui? Non... Vincent Lindon? Mick Jagger? Scarlett Johansson? Non, ça c'est sûr non... Pas à la Faute sur Mer...

Je repars déçu longeant les boutiques pseudo africano-indiennes (salopettes bariolées, bâtonnets d'encens, tabourets de bois débène) et je me demande qui achète encore ces objets... Quoique ce tabouret de bois d'ébène...

Sur la route du retour, à la radio, les candidats sont en désaccord sur les chiffres: 500 milliards d'euros pour l'un et 600 milliards pour l'autre. On n'est pas non plus à cent milliards près, faut pas chipoter!!!

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:08

En brocante et en famille...

Nous arrivons sur la place de l'église, les ganivelles sont installées, une trentaine d'exposants et le soleil qui daigne faire son apparition. On chîne. Il semble qu'il n'y ait pas grand chose à se mettre sous la dent et puis en fouinant, comme toujours, on trouve. Je tombe sur un bouquin de poésie de 1908 "Les cantilènes du bon pauvre" de Auguste Gaud, banco, j'achète. Sur la couverture, une phrase de George Sand "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde". Déjà, ça me parle, on verra pour le reste... Je repère une paire de belles baskets, une jeune femme sur un pliant m'annonce qu'elle taille trente-huit tout en parlant avec son amoureux au téléphone. Main sur le combiné pour ne pas que son interlocuteur l'entende, elle lance à sa mère d'une voix pleine de malice: "il est à plus d'une heure, il semble qu'il ne m'aime pas assez pour faire la route jusqu'ici". Je souris. Dans le même temps, une légère bourrasque renverse un porte-manteau qui tombe sur une table d'exposants à quelques mètres de nous. Ce chahut sympathique réveille toute la place qui s'anime d'un coup pour se rendormir aussitôt. Il fait beau et comme cela fait plus de trois semaines qu'il n'a pas fait beau, on est bien. On déambule paisiblement, des casques de la première guerre, de la porcelaine, des vieux outils agricoles, on n'a aucun achat précis en tête (c'est un peu le principe d'une brocante) qlors on traîne. 

Après mes découvertes sur Saint Jean et Saint Antoine dans l'église de la Jonchère (voir les carnets du 27 avril dernier), je nous propose d'aller visiter celle de Triaize. Elle est fermée. Bon, un petit historique sur la légende du clocher et on aura rasssasié l'imaginaire des enfants pour la journée: Gargantua, passant dans la région, assécha le marais pour étancher sa soif. Pour se soulager, il déposa trois étrons sur l'église du village, ce qui explique les différents décrochements de la flèche et cette forme étrange s'apparentant au clocher à bulbes. Toujours classieux le géant!!! Quand on sait de plus que le temps fort de l'agenda sur Triaize est la fête de la bouse (avec le traditionnel lancer de bouse, si, si, je vous assure!!!), on peut légitimement commencer à se poser des questions sur les us et coutumes des habitants du bourg. Maintenant, il n'en font point commerce non plus et c'en est presque dommage en fait... J'imagine des boutiques genre Lourdes vendant des clochers à bulbes sous la neige, des cacas en plastique fluorescent dans le noir, des bouses en caoutchouc dégageant une odeur quand on les presse, des coussins péteurs en forme de bouses... Le sud-vendée aurait son Puy du Fou ("quite à proposer de la merde", non alors là vraiment vraiment, c'est facile!!!). 

Sur cette digression, nous prenons la route du retour, on traverse le marais, le ciel est bleu, sans nuage, les arbres d'un vert flamboyant. Dans les champs, vaches, chèvres et chevaux cohabitent. On croise des cygnes, des hérons, des oies sauvages. Tout est en harmonie. Dieu, s'il existe, nous offre une journée d'accalmie. Pour lui non plus en fait, ça n'a rien d'évident. Oui décidemment et comme dirait George, "le simple, c'est ce qu'il y a de plus difficile au monde".

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:24

Mouchamps, 17h00, salle des fêtes. En fait, c'est la petite salle des fêtes et elle se situe dans un grand batîment sous une autre (salle des fêtes donc), un foyer de jeunes et une bibliothèque je crois mais je n'ai pas eu le temps de bien voir. J'en parle parce que j'y jouais hier soir avec le projet "Michel et Jean-Guy"... Du coup, je n'ai pas vraiment visité le village mais bon, on peut toujours trouvé des choses à dire (en l'occurence à écrire) donc c'est parti...

Bien, tout d'abord que l'ensemble du bâtiment dans lequel nous nous produisons ressemble un peu à un blockhaus, gros bloc de béton taggé, sans crépi, sans peinture, brut. On s'attend un peu à voir sortir un officier allemand en uniforme et de là à ce qu'il tienne menoté Louis de Funès ou Bourvil, on n'en est pas loin. Certains trouveront ça d'un goût architectural douteux mais de mon côté, j'accroche assez. J'ai été dernièrement au concert de Sally Ford - Hanni El Katib dans la nouvelle salle nantaise "Stéréolux" et l'enemble des locaux de la Fabrique (le laboratoire musicale dont la salle "Stéréolux" fait partie, oui je sais il faut suivre!!!) s'apparente quelque peu lui aussi à un blockhaus (c'en est peut-être bien un d'ailleurs...). Du coup, on se retrouve plongé dans une atmosphère berlinoise underground (bien que je n'ai jamais mis les pieds à Berlin, mon imagination tourne à plein régime) et très honnêtement, je ne serai pas étonné d'assister ici à une performance complètement barrée avec de grosses femmes nues s'accrochant à des poutres à cinq mètres de hauteur dans des positions improbables, statufiées le temps d'une soirée (j'ai vu ça un soir dans le magazine Tracks sur Arte, un truc de dingues...). Bon rien de cela sur Mouchamps, je m'égare un peu désolé.

Non là, nous avons une petite caravane en guise de guichet d'entrées (la caravan'art), les membres de l'association organisatrice de la soirée déguisés en "Michel et Jean-Guy" (enfin en tout cas, ça y ressemble... Mi branchouille, mi-ringard je le rappelle, le "staïle"), un conteur violoneux en première partie puis nous... Une bonne petite soirée même si de notre côté avec Jean-Guy (parce que moi c'est Michel, je sens que certains décrochent), si nous mesurons le chemin parcouru, nous mesurons aussi celui restant à parcourir... Moins de précipitation, plus de rigueur dans la structure des morceaux et se libérer encore et toujours de la concentration pour aller vers le lâcher prise... Que de travail... Mais bon je m'écarte encore du sujet...

Mouchamps donc... Et bien en fait, c'est tout je crois ou alors un petit poème...


Mouchamps c'est dans les champs

C'est près de Saint Prouant

Mouchamps c'est différent

Parce que c'est dans les champs

 

Voilà, tout est dit!!!

 

  Euh Merci... On vous rappellera...

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 15:20

C’est un projet qui est né de la lecture des « chroniques de Jérusalem » de Guy Delisle. Le gars se balade, dessine et raconte son expérience d’un an sur Jérusalem, la ville, sa région, le pays. Bon évidemment, moi, j’habite en Vendée, le contexte historique n’est pas tout à fait le même et on ne peut pas vraiment parler de carrefour des religions mais qu’importe. Si j’ai retenu évidemment cette particularité qui semble constituer toute la magie et toute la complexité de Jérusalem, je me suis également émerveillé des promenades du narrateur qui déambule où bon lui semble en simple témoin… Et m’est venue alors cette étrange idée de faire de même mais par chez moi, en Vendée… Il y a forcément de quoi faire et dire par chez nous, non ?

Parking de l’église, la Jonchère, 9h30 du matin.

Déjà, la présence non loin de moi d’une cabine téléphonique. Bon, ça n’a l’air de rien mais croyez-en mon expérience, sur Helsinki, Finlande, pays de Nokia (oui, je sais c’est la frime et puis je n’ai pas été à Jérusalem donc je fais avec ce que j’ai !!!), c’est introuvable. Il reste donc des personnes (qui a dit « âgées » ?) qui en ont potentiellement besoin. Ben, en premier lieu, moi en fait, s’il m’arrivait de jouer dans ce village pour un spectacle enfants par exemple, n’ayant pas de portable, un petit coup de fil à ma famille pour prendre des nouvelles et zou direction la cabine !!! Voilà pour un premier constat.

Tiens, Les murs de l’église derrière moi ont été entièrement crépis à l’ancienne et ça n’est pas vieux, cette rénovation ayant été financée par le conseil général de la Vendée. De nombreuses églises du Sud-Vendée ayant subi le même sort, on ne peut plus accuser le département de ne privilégier que le nord !!! Que diable !!! Querelle de clochers des plus faciles et manquant de noblesse je l’avoue. Un cœur vendéen sur une façade de maison… On sait où on est, c’est important… Ca me rappelle ce retour d’Espagne, quelque part dans le Landes, sur un parking, une pause sur la route… Un camping-car débarque, « 85 », un bonheur… Le gars s’arrête, installe sa table pour pique-niquer, je passe par hasard à côté du véhicule, me dirigeant vers la station et là je découvre avec stupéfaction que tous ces pare-soleils sont rouges et blancs ornés du cœur vendéen, un petit drapeau bien sûr sous le rétroviseur de l’habitacle et un autocollant « J’aime la Vendée » sur le coffre à l’arrière… On sait d’où il vient, c’est important.

Sur ce et sans transition et histoire d’en savoir un peu plus sur ce village, je pars en balade: dans l’église (ben oui, on est en Vendée !!!), derrière l’autel, une statue d’un homme avec un cochon, une autre d’un homme tenant un livre ouvert, un aigle à ses pieds (enfin, je ne vois pas très bien car la statue est abîmée mais on dirait un aigle). Pour l’aigle, symbole de puissance divine, le gars en question doit être Jean rédigeant l’apocalypse dans l’île de Patmos. Normalement l’aigle lui sert de pupitre mais pas là. Pour l’apocalypse, je ne connais pas la fin du bouquin (enfin si mais comme tout le monde quoi) mais l’explosion d’une centrale nucléaire au Japon suite à un tsunami ferait un bon chapitre… Une idée en passant… Pour le cochon, comme je n’en savais rien, de retour chez moi, j’ai regardé dans un petit bouquin de ma bibliothèque « Reconnaître les saints et les personnages de la bible » (très bien foutu ce bouquin !!), il s’agit donc de Saint Antoine, le guérisseur… Le lard servant de pommade contre le feu de Saint Antoine, une maladie de peau. Il y a une autre statue sympa du pèlerin au cochon (ça n’est pas très heureux comme nom mais bon…) dans l’église de Locronan dans le Finistère. Après, pour le reste, un chemin de croix, Jeanne d’Arc, la Vierge Marie.

S’en suit un tour au cimetière, histoire de... Et pour finir je m’en vais acheter du pain à l’épicerie bureau de tabac du coin avec cette unique question en tête au vue de la taille du bourg « Combien de temps survivra encore ce petit dépôt de pain ? ».

Sur la place, juste avant de partir, deux hommes se rencontrent et se font la bise, une dizaine de fois, uniquement sur la joue gauche : Feu de Saint Antoine ? Superstition ? Approche des élections ?

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