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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 15:43

Une année entière dans le camion...

 

Un terrain de sports, de vieux buts de handball, deux tourterelles se répondent, un souffle de vent... Un bruit de marteau sur la tôle, un tracteur passe, ma petite fille sur un toboggan... Je suis assis sur un banc... Le défilé des jours de route... Le camion à cinquante mètres, une année entière passée dans le camion si on fait le décompte... Deux coups de cloche d'église... Une abeille butine une fleur de pissenlit. J'essaie de m'acoquiner à la lenteur, j'essaie de faire mienne la courbe du temps et me lover dans le hamac formé par un de ses arcs de cercle... Une voiture grise, une voiture rouge... Une cabane de tôles peinte en rouge et verte avec un écriteau sur le toit « BUONO »... Ma petite fille les mains dans la terre, l'expérience des mains dans la terre... Un chien errant, une voix de femme, un homme promène un Saint Bernard... Un camion citerne déverse de grandes quantités d'eau sur un parterre... Deux techniciens de la ville, shorts oranges fluo, gilets jaunes fluo, désherbent à vélo...Tout est en place...

 

Rimini / Dans un parc

 

Un homme noir assis sur un banc se réveille doucement d'une sieste, retire ses chaussures bateaux, les frappe l'une contre l'autre pour les dépoussiérer, cherche quelque chose dans son sac qui lui servait d'oreiller un moment auparavant, se redresse, attend. Des vélos passent en continu sur la piste cyclable qui longe le parc, quelques coups de sonnettes. A la table voisine de la mienne, trois femmes, la cinquantaine, discutent... Une blonde, une brune, une rousse, des teintures, rien de naturel... Des notes de piano venant d'une villa derrière moi... Un homme, les cheveux grisonnants en arrière, le visage buriné, nez allongé, sourire rentré, tire des bouffées sur une maigre cigarette, il se racle la gorge...

 

On ne va pas trouver la paix

On ne va pas trouver le repos

On ne va pas trouver le bonheur

On va juste s'asseoir dans des hamacs passagers de tranquillité

On va juste s'endormir sur des pontons entre deux pays

On va juste bercer son cœur d'une illusion de lumière, de beauté, d'absolu...

 

Galaxidi

 

Des barques de pêche colorées / des terrasses de café / des canards / une maison flottante pour canards / Duck Feeder Caraminis Com / un petit train manège, train de l'amour, the love train / vendeuse de glaces / vendeuse ambulante de maïs grillé / vendeur ambulant de billet de loterie / et les enseignes des tavernes peintes à la main, en blanc sur fond bleu, en blanc sur fond brun, en blanc sur fond jaune / Pick up Toyota, Fiat Panda / roule à mobylette sans casque / roule à moto avec une fille sans casque / roule en scooter un chapeau de paille sur la tête / et le soir l'agitation sur le quai, des enfants avec un ballon, des enfants sur des planches à roulettes, des enfants au parc de jeux, des enfants pêchant à la ligne , à l'épuisette autour de l'éclairage sous marin d'un yacht de plaisance, halo de lumière bleu phosphorescent dans l'eau du port / c'est l'heure de la volta, la promenade du soir / la baie de Corinthe / et les terrasses / le bruit des couverts, le bruit des conversations murmurées, le bruit des conversations animées / de vieux grecs, de jeunes touristes grecs, allemands, français, américains / et le matin le contraste / le matin ouaté, ensommeillé / le matin la lenteur / l'expérience de la lenteur...

 

Dans le voyage

Dans l'arrêt, la pulsation

Oeil loupe sur la pinède

Oeil de cyclope au fond d'une grotte

Dominant un village endormi

Tronc étendu, dépecé

Comme une bête à l'agonie

Sculpter

Sculpter mentalement un tronc

Avancer dans le volume

Sans possibilité de retour en arrière

L'écriture se corrige

Pas la vie

La vie avance

Sculpture inachevée

Abandonnée, oubliée

La vie est

Le voyage est

Infinité d'instantanés...

 

Athènes – Un quartier d'Athènes

 

Au hasard d'une place de parking, des graffitis sur les façades des maisons, sur les poubelles, sur les vitrines des magasins, des slogans, des dessins... Des rues vallonnées, des taxis jaunes, des fils électriques en grand nombre, San Fransisco ??? Un quartier calme et au hasard encore d'une promenade, une place ombragée, et un restaurant sur la place... Les grecs s'y retrouvent et ça bouillonne, bouillonne, bouillonne... Et à la table voisine de la nôtre, une actrice, professeur de théâtre vivant en France, parlant anglais et native de Grèce... Et nous parlons en vrac des magazines féminins « Elle » et « Marie-Claire », du logo de l'enseigne « Pathé Marconi », de vieux films et elle cite Jean Cocteau, Marcel Proust et il est question de Paris, de quartiers découverts au hasard encore et toujours de promenades dans ses différents arrondissements, de l'Eurostar, du Magne, de Limoneta, le soda citron grec, de fèves « fava » histoire de changer des souvlakis, de voyages en vans et pas dans des hôtels « Bourgeois », de fête religieuse panégyrique ayant eu lieu le jour même dans ce même quartier dans cette même rue... Il est question encore de la vue panoramique du restaurant sur les rues montantes adjacentes, question du caractère indépendant et de la personnalité de nos enfants, de la ressemblance de la petite avec le personnage de dessin animé « Fifi Brindacier », de Catherine Labouré et de la rue du bac, de la crise grec, deux mots, de Cartier qui veut récupérer à lui la culture française, d'un ami homosexuel qui lui parlait plus tôt dans l'après-midi de la France « Oh coïncidence !!! », de la photo que nous avons prise ensemble et qu'elle collera avec notre adresse sur son frigo avec un magnet... Et de la multitude de choses à faire...

Athènes, un quartier au hasard, une rencontre...

 

Trouver de l'eau

 

Remplir les jerricans / trouver de l'eau / trente litres à boire / vingt litres pour le jerrican recharge, dix litres pour le jerrican à robinet /dix litres pour la douche / la douche Quechua, la douche à pompe Quechua / trouver de l'eau / les fontaines municipales, les robinets de toilettes en bord de routes, les arrosages des campings, des hôtels, des restaurants / trouver de l'eau / les douches de plages publiques, les douches de plages privées / à l'arrache le soir, la nuit, à la lumière d'une lampe torche, comme des voleurs / « civiquement », en demandant / « emprunter » l'eau / trouver de l'eau / dans les cimetières, dans les jardins d'un presbytère, près d'un parc de jeux / trouver la source / d'un lavoir, d'une cascade en pleine forêt, en pleine montagne / trouver de l'eau / contre la soif, contre la sueur, contre la chaleur, contre l'incendie, contre l'incendie / trouver de l'eau...

 

Le lanterneau

 

C'était une virée hors des sentiers battus, un point sur une carte loin des routes touristiques, une visite impromptue, un début d'après-midi ensoleillé, un chemin sinueux dans la montagne au milieu des oliviers, du chant des cigales, nous traversions de petits villages fantômes, terrasses de cafés désertes, volets clos, fontaine à sec... C'était une halte au détour d'un virage, un point d'eau, pas à sec celui-là, une place sous un immense platane à l'ombre... C'était une branche, une grosse branche, cachée par d'autres, plus minces mais pourvues de feuillages épais... Et nous nous sommes avancés en camion, à l'ombre... Et CRRRRRRRRRRAC... Et un lanterneau de cassé, un !!!

 

Le bain

 

Une paire de palmes / un maillot une pièce, un chapeau à large bord, une paire de lunettes pour les femmes / un maillot et une casquette pour les hommes / trois à quatre mètres de distance dans l'eau entre chacun des protagonistes par groupe de quatre ou cinq maximum / Kalimera, Yassas et blablabla / C'est le bain chez les grecs / comme un rituel / immuable . Tôt le matin ou au contraire en fin de matinée, le bain.

 

Des chiens

 

Des chiens errants, partout des chiens errants, des bâtards sans collier, sans attache que l'on nourrit quand ça nous prend et qui fouillent dans les poubelles, fouinent le museau dans l'herbe, le museau dans la terre et qui dorment, le flanc au sol, étalés de tout leur long, à l'ombre / des chiens qui errent et errent encore le long des plages, le long des chemins de terre menant au plage, le long des ports / des chiens sans maître, sans famille / des chiens et des hommes...

 

Sur le bateau

Dans le couloir

Tu parles une autre langue

Tu marches vers le soleil

Tu ouvres une vitrine

Tu nettoies la poussière

Nous nous reposons

Nous nous reposons

Sur une banquette

Nous quittons la côte

Nous ne reviendrons pas

Tu travailles sur le bateau

Tu portes un chariot

Tu portes des bidons

Des bidons de Feta

Je te vois dans la glace

Dans la glace au plafond

Tu n'as plus de cheveux

Tu as des cheveux blonds

Tu es authentique

Tu es authentique...

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 15:32

Une année entière dans le camion...

 

Un terrain de sports, de vieux buts de handball, deux tourterelles se répondent, un souffle de vent... Un bruit de marteau sur la tôle, un tracteur passe, ma petite fille sur un toboggan... Je suis assis sur un banc... Le défilé des jours de route... Le camion à cinquante mètres, une année entière passée dans le camion si on fait le décompte... Deux coups de cloche d'église... Une abeille butine une fleur de pissenlit. J'essaie de m'acoquiner à la lenteur, j'essaie de faire mienne la courbe du temps et me lover dans le hamac formé par un de ses arcs de cercle... Une voiture grise, une voiture rouge... Une cabane de tôles peinte en rouge et verte avec un écriteau sur le toit « BUONO »... Ma petite fille les mains dans la terre, l'expérience des mains dans la terre... Un chien errant, une voix de femme, un homme promène un Saint Bernard... Un camion citerne déverse de grandes quantités d'eau sur un parterre... Deux techniciens de la ville, shorts oranges fluo, gilets jaunes fluo, désherbent à vélo...Tout est en place...

 

Rimini / Dans un parc

 

Un homme noir assis sur un banc se réveille doucement d'une sieste, retire ses chaussures bateaux, les frappe l'une contre l'autre pour les dépoussiérer, cherche quelque chose dans son sac qui lui servait d'oreiller un moment auparavant, se redresse, attend. Des vélos passent en continu sur la piste cyclable qui longe le parc, quelques coups de sonnettes. A la table voisine de la mienne, trois femmes, la cinquantaine, discutent... Une blonde, une brune, une rousse, des teintures, rien de naturel... Des notes de piano venant d'une villa derrière moi... Un homme, les cheveux grisonnants en arrière, le visage buriné, nez allongé, sourire rentré, tire des bouffées sur une maigre cigarette, il se racle la gorge...

 

On ne va pas trouver la paix

On ne va pas trouver le repos

On ne va pas trouver le bonheur

On va juste s'asseoir dans des hamacs passagers de tranquillité

On va juste s'endormir sur des pontons entre deux pays

On va juste bercer son cœur d'une illusion de lumière, de beauté, d'absolu...

 

Galaxidi

 

Des barques de pêche colorées / des terrasses de café / des canards / une maison flottante pour canards / Duck Feeder Caraminis Com / un petit train manège, train de l'amour, the love train / vendeuse de glaces / vendeuse ambulante de maïs grillé / vendeur ambulant de billet de loterie / et les enseignes des tavernes peintes à la main, en blanc sur fond bleu, en blanc sur fond brun, en blanc sur fond jaune / Pick up Toyota, Fiat Panda / roule à mobylette sans casque / roule à moto avec une fille sans casque / roule en scooter un chapeau de paille sur la tête / et le soir l'agitation sur le quai, des enfants avec un ballon, des enfants sur des planches à roulettes, des enfants au parc de jeux, des enfants pêchant à la ligne , à l'épuisette autour de l'éclairage sous marin d'un yacht de plaisance, halo de lumière bleu phosphorescent dans l'eau du port / c'est l'heure de la volta, la promenade du soir / la baie de Corinthe / et les terrasses / le bruit des couverts, le bruit des conversations murmurées, le bruit des conversations animées / de vieux grecs, de jeunes touristes grecs, allemands, français, américains / et le matin le contraste / le matin ouaté, ensommeillé / le matin la lenteur / l'expérience de la lenteur...

 

Dans le voyage

Dans l'arrêt, la pulsation

Oeil loupe sur la pinède

Oeil de cyclope au fond d'une grotte

Dominant un village endormi

Tronc étendu, dépecé

Comme une bête à l'agonie

Sculpter

Sculpter mentalement un tronc

Avancer dans le volume

Sans possibilité de retour en arrière

L'écriture se corrige

Pas la vie

La vie avance

Sculpture inachevée

Abandonnée, oubliée

La vie est

Le voyage est

Infinité d'instantanés...

 

Athènes – Un quartier d'Athènes

 

Au hasard d'une place de parking, des graffitis sur les façades des maisons, sur les poubelles, sur les vitrines des magasins, des slogans, des dessins... Des rues vallonnées, des taxis jaunes, des fils électriques en grand nombre, San Fransisco ??? Un quartier calme et au hasard encore d'une promenade, une place ombragée, et un restaurant sur la place... Les grecs s'y retrouvent et ça bouillonne, bouillonne, bouillonne... Et à la table voisine de la nôtre, une actrice, professeur de théâtre vivant en France, parlant anglais et native de Grèce... Et nous parlons en vrac des magazines féminins « Elle » et « Marie-Claire », du logo de l'enseigne « Pathé Marconi », de vieux films et elle cite Jean Cocteau, Marcel Proust et il est question de Paris, de quartiers découverts au hasard encore et toujours de promenades dans ses différents arrondissements, de l'Eurostar, du Magne, de Limoneta, le soda citron grec, de fèves « fava » histoire de changer des souvlakis, de voyages en vans et pas dans des hôtels « Bourgeois », de fête religieuse panégyrique ayant eu lieu le jour même dans ce même quartier dans cette même rue... Il est question encore de la vue panoramique du restaurant sur les rues montantes adjacentes, question du caractère indépendant et de la personnalité de nos enfants, de la ressemblance de la petite avec le personnage de dessin animé « Fifi Brindacier », de Catherine Labouré et de la rue du bac, de la crise grec, deux mots, de Cartier qui veut récupérer à lui la culture française, d'un ami homosexuel qui lui parlait plus tôt dans l'après-midi de la France « Oh coïncidence !!! », de la photo que nous avons prise ensemble et qu'elle collera avec notre adresse sur son frigo avec un magnet... Et de la multitude de choses à faire...

Athènes, un quartier au hasard, une rencontre...

 

Trouver de l'eau

 

Remplir les jerricans / trouver de l'eau / trente litres à boire / vingt litres pour le jerrican recharge, dix litres pour le jerrican à robinet /dix litres pour la douche / la douche Quechua, la douche à pompe Quechua / trouver de l'eau / les fontaines municipales, les robinets de toilettes en bord de routes, les arrosages des campings, des hôtels, des restaurants / trouver de l'eau / les douches de plages publiques, les douches de plages privées / à l'arrache le soir, la nuit, à la lumière d'une lampe torche, comme des voleurs / « civiquement », en demandant / « emprunter » l'eau / trouver de l'eau / dans les cimetières, dans les jardins d'un presbytère, près d'un parc de jeux / trouver la source / d'un lavoir, d'une cascade en pleine forêt, en pleine montagne / trouver de l'eau / contre la soif, contre la sueur, contre la chaleur, contre l'incendie, contre l'incendie / trouver de l'eau...

 

Le lanterneau

 

C'était une virée hors des sentiers battus, un point sur une carte loin des routes touristiques, une visite impromptue, un début d'après-midi ensoleillé, un chemin sinueux dans la montagne au milieu des oliviers, du chant des cigales, nous traversions de petits villages fantômes, terrasses de cafés désertes, volets clos, fontaine à sec... C'était une halte au détour d'un virage, un point d'eau, pas à sec celui-là, une place sous un immense platane à l'ombre... C'était une branche, une grosse branche, cachée par d'autres, plus minces mais pourvues de feuillages épais... Et nous nous sommes avancés en camion, à l'ombre... Et CRRRRRRRRRRAC... Et un lanterneau de cassé, un !!!

 

Le bain

 

Une paire de palmes / un maillot une pièce, un chapeau à large bord, une paire de lunettes pour les femmes / un maillot et une casquette pour les hommes / trois à quatre mètres de distance dans l'eau entre chacun des protagonistes par groupe de quatre ou cinq maximum / Kalimera, Yassas et blablabla / C'est le bain chez les grecs / comme un rituel / immuable . Tôt le matin ou au contraire en fin de matinée, le bain.

 

Des chiens

 

Des chiens errants, partout des chiens errants, des bâtards sans collier, sans attache que l'on nourrit quand ça nous prend et qui fouillent dans les poubelles, fouinent le museau dans l'herbe, le museau dans la terre et qui dorment, le flanc au sol, étalés de tout leur long, à l'ombre / des chiens qui errent et errent encore le long des plages, le long des chemins de terre menant au plage, le long des ports / des chiens sans maître, sans famille / des chiens et des hommes...

 

Sur le bateau

Dans le couloir

Tu parles une autre langue

Tu marches vers le soleil

Tu ouvres une vitrine

Tu nettoies la poussière

Nous nous reposons

Nous nous reposons

Sur une banquette

Nous quittons la côte

Nous ne reviendrons pas

Tu travailles sur le bateau

Tu portes un chariot

Tu portes des bidons

Des bidons de Feta

Je te vois dans la glace

Dans la glace au plafond

Tu n'as plus de cheveux

Tu as des cheveux blonds

Tu es authentique

Tu es authentique...

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:15

Pêle-mêle...

 

 

Lézards

 

Deux lézards passent la nuit dans notre chambre. A un moment, le plus gros des deux pousse un cri.

 

 

Une touriste

 

Femme française qui ne reprendra pas la compagnie Air China, qui trouve les repas de la compagnie de piètre qualité, - femme qui a dû regarder un film sur un seul et même grand écran dans l'avion, un seul et même grand écran pour tous les passagers et avec pour seul choix de langues le chinois, l'anglais ou le thaïlandais – femme qui a trouvé le vol Amsterdam - Bangkok affreusement long – femme qui a été sur deux îles Ko Chang et Ko Samet et femme dont le mari a l'habitude de voyager – femme dont le mari s'est fait arnaquer une nuit d'hôtel à prix exorbitant, un hôtel pour thaïlandais mais propre il ne faut pas dire – femme qui a ensuite changé d'hôtel pour une chambre spacieuse avec air conditionné – femme qui a déjà été en Thaïlande pour son voyage de noces, qui aurait bien fait quelques temples mais qui n'en a pas eu le temps – femme qui rentre demain parce que demain c'est le grand retour ah ah ah – femme française -

 

 

Beatles

 

Un vieil homme sec, édenté et souriant dans le train m'appelle John Lennon. Yes, it's quite true, he's my brother.

 

 

Hermès

 

Le propriétaire de la Guest House parle français. Il porte un jean et un polo. Nous apprenons que son fils s'appelle Hermès, dieu du voyage, des messagers et des voleurs. «C'est aussi un foulard » lance un touriste français.

 

 

Marche du dimanche Chiang Mai

 

Femme peignant une ombrelle, quatre musiciens aveugles en file indienne - orchestre de musiques traditionnelles – écolière jouant du violon – un homme au visage brûlé, défiguré – homme tressant des dragons de cordes – secte composée d'adeptes occidentaux dansant autour de leur gourou dans les rues de Chiang Mai – des statuettes de bouddhas, des masques de démons, des amulettes – séance de massage en extérieur – Effervescence, partout l'effervescence -

 

 

Amulettes

 

Trois hommes discutant de l'authenticité d'amulettes à la loupe. Autour d'une table, négociation.

 

 

On essaie tout

 

On voit tout, on fait de tout – moyens de transports, lieux où dormir – visites – trekkings – garder en soi l'émerveillement, ne pas s'habituer aux paysages, aux architectures, aux visages croisés mais toujours s'émerveiller, s'émerveiller de l'Asie.

 

 

Wagon-lit

 

Le déploiement mécanique, énergique et magique du lit par le responsable du wagon – les rideaux bleus tirés, la nuit tombe, le train-train du train, le sommeil qui arrive vite -  

 

 

Rencontres

 

à l'hôtel à Bangkok avec deux routards français – partis de Strasbourg en vélos il y a onze mois – ils obtiennent leurs visas avant l'entrée dans le pays - ils nous montrent sur une carte leur trajet – Leurs plus belles traversées, l'Iran et la Chine – l'un des deux rentre en France dans trois mois, l'autre dans 6 mois, un an ou plus -

 

 

Jeunes femmes asiatiques

 

Japonaises ou coréennes le plus souvent, très jolies avec des fleurs dans les cheveux, des lunettes de soleil en plastique blanc ou rouge, des jupes longues à volants et de petits chemisiers légers -

 

 

Ko Samet

 

Bungalows perdus dans la végétation luxuriante – plage de sable fin et eau translucide – dans la nuit, il m'est venu une idée de chanson mais je l'ai laissé filer – envie de jouer de la guitare – sur le sable, une vieille femme bronzée et desséchée -

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:33

Khao Yai

 

Songthaews et petit déjeuner frugal, ananas, pastèque, bananes et jus de fruits – nous roulons – véhicule militaire en bordure de route – ancien biplan de l'armée – premiers éléphants – après plusieurs kilomètres, checkpoint à l'entrée du parc – des maisons de bois sur pilotis – un éléphant sauvage sur la route – strangler fig, arbre à plusieurs troncs gigantesques – macaques et gibbons sautant de lianes en lianes – écureuil noir – nous enfilons des jambières pour nous protéger des serpents, insectes en tous genres - nous franchissons un pont de singe et c'est la jungle luxuriante – une symphonie de lianes entremêlées – un calao, un scorpion, un serpent bleu, un gibbon noir à mains blanches - une pause salutaire à mi-chemin, nous nous nourrissons de sticky rice, du riz collant, délicieux- puis c'est de nouveau la marche, dans les herbes hautes – un toucan – nous arrivons à l'observatoire – c'est la pause déjeuner, un guide porte un collier d'amulettes autour du cou, il a l'air inquiétant mais dès qu'il sourit, son visage s'illumine – une balancelle formée par une seule et même liane rejoignant deux arbres – les enfants se balancent en riant - puis chute d'eau, bruit de chute d'eau – un canadien enregistre sur un dictaphone son voyage – deux énormes troncs d'arbres en travers du chemin, nous jouons aux équilibristes – toute notre vie, nous jouons les équilibristes – vue d'en haut puis vue d'en bas de la cascade – le soir, de retour à la Guest House, épuisés mais heureux – une vieille thaïlandaise secoue un éventail allongé sur un vieux sofa tout en regardant une vieille télévision - touriste consultant une tablette, toujours connecté même en ces coins reculés du monde, toujours connecté – le dos creusé, les fesses bombées, un canadien discute avec une américaine, toujours le même canadien avec toujours la même américaine -Une lune rousse, basse dans le ciel – le brouhaha des conversations – la température du soir, des plus agréables – seul à une table en bois du restaurant de la Guest House, j'écris – j'ai vu des éléphants -

 

 

Train station

 

En route pour Ayuttaya – plate forme – des chiens errants et 70 bats pour 4 personnes, moins de 1 euros pour 3 heures de train – Je suis assis par terre sur le quai et nous attendons le train - des wagons citernes en grand nombre – une affiche de Rama IX, un écriteau « interdiction de boire de l'alcool » et le soleil qui cogne fort – il est déjà 9h30, il n'est que 9h30 et je suis à l'ombre – des pots de fleurs rose, vert, jaune, blanc, jaune, bleu, rouge, une lettre sur chaque pot et l'ensemble forme le mot « WELCOME » - une balance de marchandises rouge et bleu, un énorme cadran, une énorme aiguille et le mot « capacity », de vieux diables rouillés sur la première plate forme – l'attente - les gens attendent et tout le monde est calme – trois chiens errants allongés sur le quai – une femme portant un tee-shirt avec des marques d'alcool, peigne les cheveux de son mari avec un long peigne blanc puis elle lui attache les cheveux avec un élastique – une annonce via les hauts-parleurs de la gare – le train arrive – un homme haut de survêtement et casquette traverse la voie avec un enfant dans les bras, il pose son enfant sur les montants d'un wagon citerne puis traverse de nouveau la voie, des pigeons – un jeune homme noir, qui était avec nous dans le taxi qui nous a amené à la gare, tee-shirt « same same but different » (si tout le monde porte ce tee-shirt, tout le monde est-il différent pour autant ?) écrit – le train n'est toujours pas arrivé – fausse alerte – 6 scooters et un vélo traversent la voie ferrée , un homme marche le long de la voie, en plein milieu de celle-ci – dans le train, trois quart d'heure de retard et personne ne s'énerve, tout le monde est calme – on déjeune sur le pouce de nouilles ou de riz sous plastique – des vendeurs ambulants circulent de wagons en wagons proposant cacahuètes, eau, soda,glace, poulet en broche, riz collant, thé glacé - des femmes moines en toge blanche dorment – un petit ventilateur en guise de climatisation – les portes du wagon restent ouvertes pendant le trajet - la campagne magnifique – rizières et hommes et femmes travaillant dans les rizières – et toujours un festival de nourritures insolites – des œufs en sauce, des fruits pimentés, des chips maisons sucrées, salées et d'autres aliments encore inconnues au bataillon – et nous en France et nos sandwichs sncf sous cellophane -

 

 

La nuit – Vue sur le fleuve

 

La nuit je dors nu – il fait chaud et les ventilateurs sont allumés -je suis dans une chambre boisée, dans un lit à baldaquins, à côté du lit une table de chevet contenant d'étranges objets sous verre, une miniature de balance, de machine à écrire, un boomerang, un vieux miroir aux dorures passées, un vieil appareil photo – autant d'objets hétéroclites sortant tout droit d'un épisode de Sherlock Holmes – les fenêtre sont ouvertes et à travers la moustiquaire, je peux voir les eaux du Chao Phraya – des remorqueurs passent régulièrement, on entend leurs moteurs diesels très bruyants puis s'en suit le silence des énormes containers flottants qui suivent – un chien hurle à la nuit -

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:40

Pak Chong – Parc national – Jungle – La route -

 

Lever 6h00 – En route pour Pak Chong, parc national de Khao Yai. Tuk tuk au siège rose et blanc – marche arrière dans le vent – terminal nord – bus station – une multitude de guichets, on nous sourit, on touche d’une main les joues des enfants, on nous indique le chemin – guichet 49 – un ordinateur d’un autre âge, de petits icônes miniatures sur l’écran, deux adultes, trois enfants – toujours des sourires, de la gentillesse –une vendeuse ambulante, elle porte deux plateaux en équilibre sur un bâton posé sur ses épaules – une publicité pour une crème de massage – des brochettes en grande quantité dans les échoppes, partout – sur la route, dans le bus, banlieue de Bangkok, des toits de Pick Up, partout sur les trottoirs, des toits, des plates-formes arrières et des cabines avants de Pick Up, des magasins de Bouddhas d’or, de chaises, de roues de tracteurs, de pots d’échappement chromés – un Bouddha géant en bordure de route, un Bouddha géant en haut d’une colline, un vieux Bouddha blanc au cœur d’une forêt – dans une descente, nous prenons de la vitesse, le vent siffle, nous évitons de justesse de renverser un pousse pousse – à Pak Chong, sur les lampadaires, des statues de Calao – Un jeune homme aux cheveux grisonnants nous aide à contacter notre Guest House – il nous prête son portable, son bus l’attend – Songthaews, à bord d’un songthaews, des amulettes de protection sur le rétroviseur et nous roulons de nouveau – un régime de bananes à l’arrière sur la plate forme – un bungalow au milieu d’une végétation luxuriante – une grande et large pièce et cinq matelas à même le sol – promenade – baignade dans un trou d’eau en pleine forêt – un nouveau véhicule, un camion avec plate forme – déplacement en groupe avec des français, des américains, des allemands, des canadiens – une famille de français résidant à Casablanca, trois jeunes françaises qui voyagent ensemble, elles ne se connaissent pas, elles se sont rencontrées sur internet – dans le trou d’eau, concours de nage et plongeon puis photographies de toiles d’araignées – une route chaotique et poussiéreuse – nous nous dirigeons vers la grotte – chauve-souris, insectes géants, guanos au sol – nous attendons la nuée de chauve-souris et j’écris sur le chemin – un américain parlant thaï à douze étudiants – un canadien très blanc de peau parlant avec une française qui a de la famille aux États-Unis – une distribution de piques pour un en cas ananas – la nuée en vagues continues et tourbillonnantes – grandiose – le retour de nuit, seuls les phares du camion éclairent la route défoncée , la campagne, les champs alentour – j’écoute les conversations, je somnole – au restaurant le soir, une femme seule avec un ordinateur, la cuisinière prépare le poulet, se gratte les aisselles, découpe le poulet, on joue aux cartes, on écrit son journal, on boit des bières, atmosphère estudiantine -

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