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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:34

 

Reprise d'activités... Pour un carnet de voyages, pêle mêle, un petit bout d'Asie...

 

Bangkok...

 

Temples, marchés, rues

 

Bananes frites servies par une vieille dame bossue – chauffeur de taxi aux ongles longs – bagarres de rue – jus de noix de coco – lauriers roses, bananiers, brochettes de porcs frits – – nénuphars dans les bassins – moines en toge orange – gong – Bouddha à feuille d'or – moine bénissant la foule – Bouddha géant – toit en coupoles aux tuiles rouges, jaunes et vertes – offrandes dans des coupelles – étudiantes japonaises voulant prendre en photos les enfants – fresques de petits personnages effrayants à 4, 6, 8, 10 bras – temples – bonzaïs – serpents nagas aux angles des toits – statues de divinités de pierres – accents russes – stupas, shedis de petite, de grande taille – touristes avec ombrelles de Chiang Maï – varans sur un rocher – une grande gueule de requin sortant d'un sol dallé veut nous avaler – urinoir aux normes mondiales – les enfants sont un passeport pour voyager - une tape sur la joue des enfants, ça porte-bonheur – bébés tortues et anguilles et poissons chats et poissons petits et gros dans de grandes bassines – pains de glace glissant le long d'une rigole depuis un camion – chiens errants encore – serveur bedonnant et souriant comme un gentil Bouddha avec une pince à cheveux rose et une boucle d'oreille et du rouge aux lèvres, une petite couette - assiette de légumes verts servis sous la glace pour maintenir la fraîcheur et contraster avec les épices du plat principal – lézards collés à la bâche – un pont illuminé – crâne de vache à longues cornes – un jeune homme avec un bras en plastique - de l'astrologie de rue –

 

Circulation

 

Moteur rejetant des gaz d'échappement –moteurs bruyants et polluants - masque dans la rue – hommes et femmes portant des masques de pollution dans la rue – tuk tuk à fond dans les rues de Bangkok – feux multicolores et bâches plastiques pour nous protéger -

 

Le fleuve Chao Phraya

 

Depuis le Chao Phraya, vue sur un wat – bateau bondé – cri de femme depuis un mégaphone - long trail boat plat de couleurs - à quai, ça tangue – visite des klongs, maisons sur pilotis – jonques et maisons coloniales jouxtant des bidonvilles délabrées - un moine avec un téléphone portable – immenses antennes satellites sur des cabanes en tôles ondulées – des plantes exotiques au balcon – une vendeuse de chapeaux sur une barque – sourire – toujours sourire – vendeurs ambulants et chiens errants – petit chien blanc dans les bras d'un homme sur une marche d'escalier – rétroviseur de voiture installé sur un long trail boat – hommes aux teints cuivrés et au regard inquiétant se baignant dans le fleuve – cinq balayeurs dans le parc d'un wat – les eaux du fleuve, épaisses, poisseuses et poissonneuses, des vérandas sur pilotis – chaise à bascule en fer forgé rappelant une grande roue de hamster – moines derrière un grillage – mains en prière, faire le tour d'un wat un batônnet d'encens et une fleur de lotus en mains – offrandes musiques de cordes, de flûtes – un homme avec un chapeau en forme d'ananas – deux hommes jouant aux dames chinoises avec des bouchons de bouteilles – un guitariste, une sono portable bricolé au milieu du marché – drapeaux de couleurs indiquant les destinations des bateaux à quai – tout est singulier– moteur ronflant, odeur terrible d'essence et lune orangée superbe – une femme secoue une boîte en ferraille remplie de pièces de monnaie – on me regarde écrire par dessus mon épaule – séance de relaxation collective le long du fleuve – éclairage aux lampions des restaurants, la nuit tombe et dévoile ses lumières – sifflement strident à bord d'un bateau -

 

Guest House

 

Je suis torse nu, le ventilateur tourne au-dessus de moi et je sue quand même, ma peau est quand même moite, je suis acteur dans mon propre film et je m'en fous si le film n'a pas de spectateurs du moment qu'il est tourné – petit français pour de vrai dans une mégalopole d'Asie pour de vrai et les moustiques piquent pour de vrai et j'écoute des conversations en français sur le fait d'être pieds nus chez soi, des discussions autour de voyages – Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Bangladesh – Et d'écouter ainsi les gens, je ne sais que penser sinon que le monde est complexe et vaste et qu'il existe toutes sortes de gens, toutes sortes de façons de vivre, toutes sortes d'habitats, de coutumes, de cultures et qu'il faut peut-être avoir vécu aux Etats-Unis pour savoir comment se ferme une porte en Thaïlande et on entend Coralie Clément dans la Guest House et c'est étrange d'entre Coralie Clément là – Et je colorie le Bouddha géant qu'a dessiné mon fils sur son carnet de voyages et je suis dans un rêve, étrange et chahuté, tourmenté, brinquebalé de tuk tuk en tuk tuk, un rêve chaotique mais grisant, un rêve enivrant... Au ralenti, à toute berzingue, au ralenti, à toute berzingue, au ralenti, à toute berzingue, au ralenti, à toute berzingue...

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:42

Suite à une série de concerts donnés sur Helsinki dans le cadre de la semaine de la francophonie au début du moi de mars dernier… Il n’y a pas d’ordre spécifique à ces différents chapitres… Juste quelques anecdotes au hasard…

 

1- Dans l’avion

Je suis assis entre deux femmes, l’une en collants bariolés, l’autre, cheveux roux et lunettes, il fait étrangement un peu froid. Je pars donc… Je mets de l’ordre dans mes pensées… L’hôtesse passe dans le couloir… En avion, on est nulle part…

Finlande donc...

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2- Helsinki / Tournée des bars

J’attendais cette soirée avec à la fois impatience et appréhension car connaissant le gars Freddy (le copain qui m’a accueilli là-bas et que je remercie grandement au passage tout de même), je pouvais m’attendre à tout. Le gaillard m’avait annoncé quelques jours avant mon départ, de sa douce voix gouailleuse : « J’ai vu avec Anna, j’ai mon samedi soir, je t’emmène faire la tournée des bars, ça va être grand !!! ».

« Cool, une soirée culturelle en perspective ! » ai-je alors pensé.

18h00 à mon appartement de Munkkiniemi. Premier apéro ensemble, deux bières à jeun et nous préparons notre itinéraire.

Nous irons donc traîner du côté de Kallio, le quartier ouvrier de la ville. Quartier populaire par excellence, c’est aussi le quartier tendance, boutiques branchées,, cafés hype, des boites et des salles de concert, ça fleure bon la jeunesse !!!

A 19h00, nous dînons dans une crêperie russe en périphérie du dit-quartier. Les serveuses sont russes à n’en pas douter et la cuisine aussi. La déco est sympa, les crêpes sont excellentes et l’addition des plus raisonnables (d’autant que nous sommes à Helsinki et que la vie est plutôt cheros !!!).

Nous marchons ensuite dans le froid vers notre premier café évitant avec difficulté les plaques de verglas jonchant les trottoirs, caniveaux et rues. [C’est une des spécificités de la ville en cette saison, tout est enneigé et point de sel sur les routes comme en France (inutile sous ces températures) mais des petits graviers jetés ici ou là par les services de la ville… Ces graviers se prennent dans la glace lors des gelées successives servant ainsi d’antidérapants. Mais bon, ça n’est pas toujours suffisant.] Je me surprends alors à imaginer notre retour à l’appartement, dans la nuit, sous des températures encore plus froides (là, on avoisinera les moins 20°C tout de même), le verglas, l’alcool… Oui bon, chassons ces maudites pensées et faisons la fête.

« Roska Pankki », la banque poubelle, notre premier bar donc. Une merveille !!! C’est stupide à dire mais quand on voyage, on est content parfois d’épouser les clichés attendus histoire de savourer en vrai ce qu’on nous laissait entendre du pays. En l’occurrence, la clientèle masculine est composée essentiellement de solides gaillards du nord, cheveux longs, moustachus ou barbus, tatoués et portant de larges surchemises à carreaux… Des bûcherons de retour d’une journée de travail dans les bois, des vikings savourant une victoire… Des clichés vous dis-je… En tout cas, ça boit, ça parle fort et ça tape du poing sur la table… Je goûte les liqueurs du coin (je m’étais promis de noter tous les noms mais va savoir pourquoi ou comment, j’ai égaré le bout de papier qui me servait d’aide-mémoire), une ou deux bières et nous voilé repartis… Cahin caha, pas titubant mais quelque peu réchauffé…

Un bar, deux bars, trois bars plus loin, ma mémoire défaille…

Freddy, chanceux aux machines à sous, payant un coup, Freddy oubliant son portefeuille et nous obligeant à faire la tournée dans l’autre sens (mais est-ce vraiment un oubli ?), Freddy et ses souvenirs de jeunesse dans Helsinki… Il y a de la nostalgie dans l’air mais qu’importe, ce soir, nous avons vingt ans.

Nous terminons la soirée au Molly Malone (il doit y avoir un Molly Malone dans toutes les grandes villes d’Europe je pense) pour un concert pas des plus mémorables mais sympa quand même (je ne suis pas difficile vu l’heure), un groupe de rock, des routards roublards dont le chanteur à la voix toute Rod Stewartienne est aveugle !!!

Sans même m’en rendre compte, nous sommes de retour à l’appartement… Ni le froid, ni le verglas n’auront eu raison de nous. Nul besoin de somnifère pour dormir, un lourd sommeil sans rêve nous attend…

Hyvää yötä (ça veut dire bonne nuit) !!!

PS : Je retournerai deux jours plus tard dans Kallio mais en journée… Brocantes fourmillantes, friperies vintages, galeries d’art décapantes, ça bouge…

 

      3- Glissade sur la mer gelée

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Je marche sur un lac gelé, je marche puis glisse sur la mer gelée aussi. Et comme dans un Tex Avery, un pêcheur débarque avec ce qui ressemble à un tire-bouchon géant, fait un trou dans la glace, s’assoit sur un siège pliant devant le trou, tire une ligne, la plonge dans l’eau et se pose là. Je m’attends à tout moment à voir le lion de la MGM rugir à travers une cible rouge et jaune, un cercle de feu ou que sais-je encore puis le loup courir après Droopy sur la glace, Droopy déplaçant le trou de quelques mètres avec ses pattes pour faire tomber le loup dedans. En fait, seul un skieur passe au loin dans le soleil couchant. Une combinaison rouge et bleue moule son corps, la technique est maîtrisée, l’allure est soutenue. Nous avons à faire à un sportif. Il se dirige vers le quartier des ambassades. Il me semble apercevoir une bosse du côté gauche de son blouson, il dissimule sûrement un Walter PPK, le drapeau britannique flotte au vent sur la colline avoisinante, c’est un espion au service secret de sa majesté !!! Ah non fausse alerte, il rejoint sa famille un peu plus loin… Je continue ma promenade, le café Ursula, le marché couvert, le vieux marché, les brise-glaces sur les quais et l’église orthodoxe. A l’intérieur, un pope, comme sorti de nulle part, apparaît de derrière l’autel. Il porte un vieux grimoire sous le bras, je crois reconnaître des inscriptions en vieux cyrillique. Je commence à me demander si notre homme ne serait pas l’éminent représentant d’une société secrète (genre franc-maçonnerie mais en plus secret), j’ajoute qu’il a un petit air de Sean Connery ce qui n’arrange rien. Il y a de toute évidence une bibliothèque cachée quelque part dans cette église, de là à trouver quelques ouvrages à l’index…

Oulah mais qu’ai-je donc ? La soupe de poissons ? Le changement de climat ? La cannelle dans les petits pains ? Et si ça n’était pas de la cannelle tiens donc ? J’ai entendu parler d’un démantèlement de trafics de cocaïne sur Helsinki avec des arrestations massives en terrasses de restaurants. De là à retrouver de la farine dans les petits pains…

Oulah oulah stop stop stop !!! Respire un grand coup mon garçon, tout va bien, tu es à Helsinki pour la semaine de la francophonie et demain, tu joues au lycée franco-finlandais. Rien d’anormal à cela, tout est dans l’ordre des choses…

Mais en attendant, si tu peux éviter les glissades sur la mer gelée…


      4- Le sauna

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C’est un sentiment étrange que de se retrouver dans une petite cabane en lambris, sans ouverture, assis sur un banc de bois, nu, le corps dégoulinant de sueur, et jeter de l’eau sur des pierres brûlantes, et peiner à respirer, et sentir son dos cuire sous l’effet de la vapeur.  C’est le sauna et en Finlande, c’est une tradition familiale. Il y en a dans toutes les maisons.

Bon évidemment, je connaissais mais à vrai dire, je n’étais pas très chaud à l’idée de… Et puis justement, oui justement parce que je n’étais pas très chaud et justement parce que j’avais même très froid, j’ai adoré.
Deux, trois séances de vingt minutes dans une soirée entre deux épisodes d’une série américaine quelconque, de bonnes bières bien fraîches après chaque bain de chaleur sèche (cette phrase est à répéter très vite sans fourcher), c’est assurément un petit bonheur dont il ne faut pas se priver.

Après, pour ce qui est de courir nu dans la neige ou plonger dans l’eau glacée, je n’ai pas essayé, j’ai opté pour le canapé et la soirée télé, question de choix !!!

 

5- Le Sexwana

Petite histoire d’une mésaventure...

Nous avions convenu de nous rappeler après le concert au centre culturel français pour caler une date pour un spectacle enfants à l’école Calimero (vous ne me croyez pas sur le nom et vous avez raison mais je romance…). Aussi rappelle-je la directrice le lendemain ou surlendemain de la dite prestation. Je tombe sur la secrétaire, aimable comme un douanier afghan au passage (même si j’avoue avoir peu côtoyé de douaniers afghans, cette remarque est donc purement gratuite et je m’en excuse… Pour les douaniers on s’entend…), je lui expose la situation brièvement et là, sans même daigner me passer la personne responsable, elle m’annonce que le spectacle n’aura pas lieu, on aurait trouvé mon répertoire peu adapté au public enfants… Certaines chansons on même été jugées grossières… Silence au bout du fil… « Euh je bouscule, je provoque, allez j’agresse un peu parfois si l’on veut (même si le mot est un peu fort) mais point de grossièretés en mon répertoire ma bonne dame » pensai-je en moi-même… J’essaie d’en savoir un peu plus, un peu secoué quand même, mais non… Rien… Je n’insiste pas… On ne peut pas plaire à tout le monde et voilà…

Mais voilà que l’histoire remonte jusqu’à l’organisateur du concert qui, un peu interloqué (car il faut le préciser, de son côté, il n’a pas vu le mal !!!), me demande par mail le texte de la chanson « Botswana » qu’on incriminerait donc. Botswana ??? Une chanson positive sur une Afrique haute en couleurs et loin des clichés occidentaux ??? Bon, ça fleure le bon délire puritain mais ne sachant pas les us et coutumes du pays (même si j’ai affaire à des françaises en l’occurrence ne l’oublions pas !!)  et ne tenant pas à me retrouver écarteler en place publique pour actes impies et de plus étant de bonne composition, je m’exécute, j’envoie le texte de ma chanson (tout en exprimant ma stupéfaction tout de même)…

Et puis et puis, ça me revient, à la sortie du concert, j’ai entendu quelqu'un parler de « Sexwana »… Dans le refrain, il est question du « Setswana », langue nationale du Botswana…

Je ne connais pas le Bush

Ni le Setswana

D’une oreille à ma bouche

Je n’en parle pas

Ah oui… D’accord, j’extrapole mais bon…

« Sexwana », I wanna sex...

« D’une oreille à ma bouche », position probable du kamasutra dont je veux bien la fiche descriptive avec illustration si possible (tant qu’à se cultiver un peu !!!)…

« Je n’en parle pas » mais en fait si, j’en parle !!!

« Oulah !!! Mais c’est qu’il y aurait de sacrés petites cochonnes parmi les membres de la communauté française » me dis-je secrètement… Après réflexion, être jugé par un tribunal de dianes chasseresses gainées de cuir, colliers cloutés au cou et martinets en main, ça commence à me plaire sérieusement… J’ai des images de clips de rap en tête…

Oui donc bon, revenons à nos moutons, pour finir, tout est rapidement rentré dans l’ordre et comme (il faut bien le préciser quand même), tout le monde (enfin presque) semblait satisfait de mes bons et loyaux services, l’affaire s’est éteinte en douceur…

Zut alors !!! I wanna sex moi !!!

PS: Cette histoire est une fiction, toute ressemblance avec…

 

6- Deux chansons

Elles sont un peu tristes alors qu’en fait, j’ai passé une super semaine donc je ne saurais  trop dire pourquoi… En tout cas, quand j’écris, « je m’ennuie », je suis un fieffé menteur car ça n’est pas mon genre…


Helsinki

J’ai des courbatures aux mains

Je crois que je ne vaux plus rien

J’essaie de me tenir tranquille

En marchant à travers la ville

Je prends une ligne de tram

Et je regarde les réclames

Mais c’est pour me donner des airs

C’est dans une langue étrangère

Tiens voilà l’église orthodoxe

C’est un étrange paradoxe

Je suis bien oui je suis bien quand je suis seul

Pourtant dans le quartier des ambassades

Tu me manques j’en suis malade

Souvent les gens non ne savent pas ce qu’ils veulent

Une escale au marché couvert

Puis je respire l’air de la mer

C’est le beau le soleil sur la neige

Du poids de la vie ça m’allège

Ah oui car bon je n’ai rien dit

Ces jours je visite Helsinki

C’est à deux pas de la Russie

C’est déjà toute une poésie

Vois-tu je pense encore à toi

Il fait beau, le ciel est bleu mais il fait froid

Et le verglas sur le trottoir

Aux abords de l’observatoire

On a toujours peur de commettre un écart

Ça y est je suis un peu perdu

Je crois un orchestre des rues

Je crois que je l’ai déjà vu

Il y a un quart d’heure tout au plus

Je prends une soupe au saumon

Je crois que j’ai tourné en rond

Les filles du nord sont très jolies

C’est ce qui me vient à l’esprit

Mais je suis un peu chamboulé

C’est dur sans toi de voyager

Je voudrais non ne plus jamais m’éloigner

Même si ce soir je vais sortir

Parler fort et peut-être rire

Je sais que ma tristesse va revenir

(sifflements)

Mais si jamais on te demande

Dis que tout va bien en Finlande…

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Helsinki 2

Dans un appartement d’Helsinki

Je ne fais rien, je m’ennuie

Je regarde les gens à skis

Où sont passées mon énergie,

Mon impulsion et ma folie ?

Il faut se laisser guider

Quand on voyage à l’étranger

Du coup, je déjeune à dix heures

Et j’écoute « Petite fleur »

Juste avant l’immeuble Stockman

Déguisé en superman

Un homme noir perché sur un fil

Il y a des choses à voir en ville

Il a mal joué pour sa carrière

Il aurait mieux fait de se taire

Il vaut mieux ne pas faire de vagues

J’aime bien quand tu fais des blagues

Entre tes chansons, tu es drôle

Toi, tu voudrais changer de rôle

Tout ce qui passe par ma tête

Ce pêcheur un trou dans la glace

Ces remarques sur moi ça m’agace

Quand je fais un brin de toilettes

J’ai peur d’avoir une pneumonie

En tout cas le sauna c’est trop bien

On prend une bière ça désaltère

On est à un bout de la terre

Moi je pense qu’on ne change pas

Dès le début on est un tout

Tous ces gens qui vivent partout

Et qui ne connaissent pas

Oulah je crois je pars un peu

Mais je suis toujours en Finlande

Et si jamais on me demande

De chanter ça me rend heureux

Je ne saurai pas l’expliquer

Mais qui je peux remercier

Je prends dans le marché couvert

Une soupe et je me repère

Semaine de la francophonie

Au lycée franco-finlandais d’Helsinki

Je joue pour les grands, les petits

Une dernière fois je me relis

Allez une ultime retouche

Après je file sous la douche…

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 16:18

1- Carnets portugais / La route

En famille, à cinq dans notre vieux fourgon Ford, à s’arrêter n’importe où, en pleine nature comme sur la place d’un village, la route est à nous. So, let’s go…

 

2- Carnets portugais / Le porto

A un euro quatre-vingt de chez LIDL. Pardon aux amateurs de vin, c’est sûrement quelque peu insultant ce que je vais écrire et je ne devrais d’autant pas l’écrire après avoir lu « Les ignorants » de Davodeau mais bon, je le suis, ignorant, justement donc bon tant pis… Nous ne l’avons pas trouvé mauvais ce petit Porto !!!

 

3- Carnets Portugais / Le berger

Quelques minutes, le temps d’un court échange mais ça fait du bien.  Nous nous installons à la sortie d’un village (maisons blanches, jaunes et bleues, on est dans l’Alentejo) dans un champ près du campo de futebol. Ciel bleu, coucher de soleil, soupe, lecture, chanson, dodo. Tôt le matin, des sons de cloches se rapprochent de nous, je sors prendre l’air, quelque peu dans le brouillard, une trentaine de moutons broutent le pré autour du camion. Je souris au berger et lui demande si on dérange. Un regard bienveillant, un sourire (si je dis édenté, c’est cliché et c’est faux donc une dentition solide et charpenté non mais !!!), quelques mots bredouillés en espagno-portugais… « Profitez les jeunes, le spectacle est gratuit !!! »


4- Carnets Portugais / Le beau temps

Parce qu’il n’a pas été beaucoup là et du coup, il faut le célébrer… En chansons ça va de soi...

Aujourd’hui il a fait beau

Sur les collines de l’Alentejo

Ça change l’humeur d’un voyage

Quand le ciel est sans nuage

Oh les pasteis de natas

D’un coup le soleil sur les terrasses

Oui le temps lentement passe

Les maisons blanches sont à leur place

Oui aujourd’hui malgré le vent

Il a fait beau sur l’Alentejo

On s’est assis sur un banc

Puis on s’est envoyé un petit porto

On était même un peu ivre

Dans les rues d’Evoramonte

Ça doit être cela la douceur de vivre

Amour, nous nous sommes tant aimés

Oui aujourd’hui il a fait beau

Sur les collines de l’Alentejo 

 

5- Carnets Portugais / Les chinois

Ils sont installés dans toute les villes et tous les villages que nous avons traversé. Mais là où en France, l’appellation « Made in China » n’est pas du meilleur effet, ici, elles semblent des plus assumées et les devantures des magasins affichent fièrement « Chinese boutik » ou « Stop China Shop ».  Des petits lampions rouges à caractères jaunes encadrent la porte et là, à l’intérieur, de vraies cavernes d’Ali Baba (version pékinoise sous titrée en portugais !!!). On trouve de tout et de rien, d’habits importables que je porterais bien à d’inutiles ustensiles de cuisine vite indispensables si on en a l’usage en passant par des gonfleurs à vélos ou autres nattes en bambous… De vraies brocantes kitsch !!! On est vite devenu des adeptes de ces boutiques et même si je sais que je vais regretter d’avoir écrit ça sachant les conséquences de la mondialisation sur l’économie européenne voire internationale, ben vive la Chine au Portugal !!!

 

6- Carnets Portugais / Dans un rêve

Allez une petite chanson écrite au matin … sur la place d’une église… L’enregistrement fourmille de bruits parasites mais comme ils ont leur charme, j’ai tout laissé.

Dans un rêve

Je me lève

Je suis un petit enfant

Je me rends

A l’église

Je suis en bras de chemise

Je vais communier

Au poignet

Une gourmette

Elle est dorée ma gourmette

Je suis gay

Je le sais

Je reçois une bible, une icône

Mon père est aphone

Ma mère passe de table en table

Elle arbore son sourire impeccable

Moi avec mon aube de communiant

Je suis un petit garçon charmant

(tadada…)

Mais non je suis

A l’école

Que fais-je ici ?

Suis-je folle ?


7- Carnets Portugais / Didier, linguiste autodidacte

A part l’anglais que je maîtrise très moyennement, j’avoue être assez médiocre en langue. J’avais un bon niveau d’espagnol au lycée mais l’absence d’entraînement m’a fait tout perdre. Je me promets chaque année de m’y remettre mais chaque année ne m’y remets pas. Je suis désolant. Aussi, n’étant pas d’un naturel très entreprenant, par timidité mais  aussi je l’avoue par orgueil, je reste en retrait et les échanges en voyage avec les locaux demeurent à mon goût souvent trop brefs.

Il s’agit donc ici de rendre hommage non aux polyglottes qui n’ont après tout que le mérite du travail mais à une autre catégorie de personnes bien plus enviables et que j’avoue jalouser un peu… J’ai nommé « les joyeux fonceurs » :

Après quelques jours de périple sur les routes de l’Alentejo, nous retrouvons Didier, un copain, en Algarve (côte sud du Portugal, l’équivalent de notre côte d’azur). Didier ne parle pas le portugais et son niveau d’espagnol (qui rappelons-le n’a pas grand-chose à voir avec le portugais) est proche de celui d’un berger irlandais s’essayant au mandarin. Seulement voilà, Didier s’en fout… Et ça change tout !!!

Il y va franco (ce qui n’est pas peu dire en Espagne (sic) !!!) et je constate avec bonheur et stupeur que cela fonctionne à merveille.

En quincaillerie, pour du scotch (l’adhésif, pas le whisky !!!), « quiero scotch por favor » moulinant des bras histoire de mimer l’emballage d’un cadeau et claquant de la langue pour signifier la découpe et la pose de l’adhésif sur le papier… Ni une ni deux, on lui apporte son scotch. Scotchant !!!

Au restaurant, moyennant patience et bonne humeur, ‘una asieta de saucisa » (si si je vous assure !!!) se transforme effectivement en moins de quelques minutes en « assiette de saucisses » (pour les frites, aucun mérite, patatas fritas fonctionnant sans souci !!!).

Et ainsi de suite au bar tabac, à la station essence ou au supermercado… Didier provoque le dialogue, parfois fantasque, souvent hilarant et s’il n’obtient pas cent pour cent des réponses à ces requêtes, qu’importe, il avance. Formidable !!!

S’impose alors pour moi une nouvelle devise : « Pour demain, plus de pâles hésitations, joyeusement fonçons !!! »

 

8- Carnets Portugais / pyjamas et parcs de jeux

C’est l’activité principale de nos fins d’après-midi. Trouver un emplacement avec un parc de jeux histoire de défouler les enfants avant la nuit et de les occuper au matin…

Un soir, en route vers le sud, décidant de nous installer sur Serpa (murs blanchis à la chaux, citronniers, orangers, collines d’oliviers et LA spécialité locale, les queijadas, de délicieux petits gâteaux au fromage frais), au détour d’une rue, nous faisons une belle trouvaille :

Un petit parking tranquille, près d’une jolie pelouse et d’une structure richement équipée (toboggan, balançoires, pont de singe, mur d’escalade et bascules sur ressorts), le tout en face d’un collège de campagne, vide à cette heure-ci ça va de soi.

Nous préparons le dîner, les enfants jouent , repas, la nuit tombe, extinction des feux.

A l’aube, Noé, notre grand, sort du camion pour son pipi du matin. Je le suis du regard par la fenêtre, rideau entrouvert. Il est 8h30 et les collégiens débarquent. Et voilà notre bon Noé, pieds nus, bas de pyjama et vieux tee-shirt délavé, en train de courir sur l’herbe… Regards à droite, regards à gauche, urine contre un arbre et fonce au toboggan. Une professeur embauchant le hèle de loin en portugais (je comprends en gros) « que fais-tu là dans cette tenue ? Tu n’es pas à l’école à cette heure-ci toi ? ». Effrayé et ne comprenant pas ce qu’on lui dit, Noé file en courant vers le camion, ouvre la porte coulissante et se glisse dans sa couchette. Huckleberry Finn remontant dans son arbre.

 

9- Carnets portugais / Hospitalité (No)

Une rue poussiéreuse dans un petit village perdu au cœur de la Serra de Sao Mamede, en Alentejo. 

Fenêtre ouverte, carte en main, «Castelo de Vide, por favor ? »

Châle noir, robe noire, souliers noirs, le regard fuyant, la tête baissée, la vieille dame sur le trottoir nous ignore. Son mari, depuis l’habitacle de sa toute petite automobile garée devant chez lui nous toise avec défi. Il lève son bras en notre direction, balance son index de gauche à droite, lentement mais fermement. « NO !!! ».

 

10- Carnets portugais / Hospitalité (Si)

Carrières de marbre, Vila Viçosa, palais ducal, promenades ombragées parmi les orangers.

« Cueillez des oranges les enfants allez-y, cueillez !!! »… Une dame d’un cinquantaine d’années nous sourit… « Vous venez de France ? », « Où habitez-vous ? », « Ah sur la côte !!! », « J’ai vécu à Paris il y a trente ans, formidable, formidable », « Vous voulez un sac pour les oranges, tenez », « Tenez les garçons, celles-ci sont très bonnes !! » « Et la petite en veut aussi ? Oh elle est mignonne !!! »,  « Allez bonne visite, oui passez au château, ça vaut vraiment le coup et le palais bien sûr », « Bon voyage ».

 

11- Carnets Portugais / la route (bis)

Au final, on a beaucoup roulé, peut-être trop sur un court laps de temps, ça fatigue, ça pleure, ça crie, ça râle certes certes… Mais, car il y a un mais, il y a le reste, tout le reste…

Dans le doute et histoire d’en savoir un peu plus sur ce qu’on ne sait pas, je ne me fais pas de souci pour la suite, dès que possible, on y retourne… Là ou ailleurs.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:31

Escale estivale... Au pays des moutons...

 

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Petit bout de rêve britannique...

Je suis un petit garçon assis sur le haut d'un toit de chaume, je glisse et me râpe les fesses sur les tiges de roseaux pour atterrir dans le bac à glaces d'un marchand ambulant à la sortie d'un parking payant d'une des universités les plus prestigieuses d'Oxford... Me voilà jeune étudiant anglais et je chasse le lapin en retard d'Alice afin de lui couper la tête mais c'est la mienne qui tombe par mégarde dans un verre de limonade entre une rondelle de citrons et deux glaçons... Et j'ai froid aux oreilles qui sifflent, sifflent... Je n'entends plus que de la cornemuse comme si un joueur de bag pipe tournait en rond à l'infini dans mon pavillon en jouant et rejouant une même marche entêtante... Le reste de mon corps est un tronc et il est lancé par un grand gaillard du clan des Mac Laren lors des Highland Games (la grande finale se déroulant en pleine campagne au coeur des Trossachs)... Mon bonhomme remporte l'épreuve, podium, médaille et tout le tintouin... Mais on me laisse là les épaules plantées dans le gazon... Mon corps veut ma tête mais ne peux le crier... Ma tête veut mon corps mais ne peut le crier non plus, noyée dans son verre de limonade... Alors elle (ma tête, il faut suivre!!!) devient bulle et plus légère que l'air, s'envole, s'envole, s'envole... Pour venir se poser à l'envers sur mes pieds... Depuis ce jour, je marche toujours la tête à l'envers, un sac à vent dans les oreilles... 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:03

Le Maroc, suite...

 

Tafraoute

 

Le silence, seul un gardien de chèvres, des arganiers et le vent

et la roche tout autour comme un décor de cartons pâtes

mais sauvage, mais lunaire mais magnétique...

L'ocre, le bleu, le vert, seules couleurs dans le paysage

et pourtant la vie des villages alentour,

les premières chaleurs du mois de mars "amènent" leur lôt de touristes...

Derrière ce bleu,

la lecture du mystère

l'envoûtement du regard d'un berbère

le salut divin de mes nuits solitaires...

Derrière cet ocre,

l'encre sanguinaire

l'abandon mystique d'une rivière millénaire

ce puits sans fond creusé jusqu'à la mer...

Derrière ce vert,

l'eau vive capricieuse et souterrraine

la respiration d'une fleur, le pollen

le berger, le mouton, la douceur de la laine

Tafraoute,

Le silence, seul un gardien de chèvres, des arganiers et le vent...

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