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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 21:58

Concert Monsieur Pyl pour RESF (http://www.educationsansfrontieres.org/) à la maison de quartier de Saint André d'Ornay avec Eric et Stéphane alias le Professeur Mandret et El Stefano des marins fantômes...

 

- On s'est retrouvé devant le parking de la maison de quartier. On s'est embrassé sur la joue, l'air de rien, on s'est un peu parlé des projets en cours (musiques, contes, voyages), on a sorti le matériel et on a balancé.

- On a écouté d'une oreille un débat sur la situation des Sans-Papiers, les lois, la situation en France.

- De l'autre oreille et avec notre bouche, on a discuté du résultat des élections, de ce que cela allait changer, ou pas.

- On a mangé caucasien, du poulet mariné et des sortes de beignets salés et c'était délicieux, vraiment délicieux.

- On a écouté Benjamin jouer de la guitare et chanter... Des chansons quelque peu subversives sur le capitalisme, la mondialisation... Et c'était léger et drôle.

- On a joué ensemble. Et ça faisait longtemps que nous n'avions pas joué ensemble et ça faisait chaud dedans, chaud chaud dedans nos coeurs. On s'est bien amusé et puis dans le public, il y avait des tchétchènes, des arméniens, des russes, des roms (je crois) et c'était chouette de jouer pour le réseau d'éducation sans frontières notre musique sans frontières.

- On a discuté après le concert, de demain et on s'est dit qu'il fallait jouer et jouer encore et nous allons donc jouer et jouer encore. On a repris chacun notre route en attendant de nous recroiser, pour jouer et jouer encore.

 

Dans la voiture, sur le chemin du retour, je me suis dit que ma musique n'était que du vent mais qu'il me fallait ce vent pour avancer. Je me suis dit qu'elle ne servait peut-être à rien mais que non en fait, je n'en croyais rien... Je me suis dit que je pouvais entraîner du monde sur mon terrain et que si ma terre était friable, elle était également fertile et que j'étais prêt à troquer les fruits et légumes de mon potager enchanté, de mon potager en chantier, à faire commerce équitable de ma chanson bio pour une aventure nouvelle, une rencontre nouvelle... Et m'offrir l'inconnu... C'est tellement grisant l'inconnu... Non décidemment, ma chanson doit bien pouvoir servir à quelque chose j'en suis sûr...

 

D'ailleurs tiens, tant que j'y suis, je prends une page blanche, j'écris dessus "je suis un homme libre", je la photocopie et la distribue à tous les sans-papiers de France, d'Europe, du monde... Et ça y est, le tour est joué, on circule tranquille de par le monde!!! Voyez, ma chanson est simple là où le monde ne l'est pas... Utopique aussi, ma chanson est utopique... Et bien oui c'est une utopie je sais et alors??? Si vous me demandez à quoi elle sert... "Mais à avancer que diable!!!"

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:12

Un dimanche - Déjeuner - Retrouvailles entre copains

 

Je me demande si on reproduit inconsciemment des schémas programmés de notre enfance. Je veux dire, dans notre vie d'adulte: Ce qui nous a fait rêver mômes, ce qui reste à jamais gravé en notre mémoire comme d'inoxydable moments de pur bonheur que seul l'enfance peut nous offrir, ce qui nous a fait ouvrir grand les yeux, les oreilles, les sens en général, ce qui, comme un polaroïd, nous a révélé à la vie.

Dimanche, de manière tout à fait improvisé, après le repas, nous avons disputé un match de foot, adultes contre enfants sur la pelouse du jardin de nos amis. Des sweat-shirts en guise de poteaux, un ballon de plage en plastique et le tour est joué. J'ai un souvenir très fort, je devais avoir dans les âges de mon grand, une dizaine d'années, chez un de mes cousins: Nous jouons au foot, mon père, mes oncles et nous, la marmaille, les cousins. "Il en faut peu pour être heureux" comme dit la chanson pourtant ce "peu" là est suffisamment rare pour que l'on s'en rappelle. Ce "peu" là où on sent que le monde qui nous entoure est harmonieux, limpide, transparent, où l'on sent que le temps d'une partie de ballons ronds, chacun s'oublie... On a laissé aux vestiaires les soucis de santé, la monotonie d'un job peu gratifiant, l'emprunt sur trente ans, le prix de l'essence en constante augmentation, les travaux de la maison qui n'avancent pas... On n'est pas là pour gagner une coupe, une médaille, une place sur un podium. Non, on est juste là pour les amis, les enfants, les rires, le jeu, la vie.

 

En cet instant, un écureuil grimpe sur le toit en fibro de la grange, s'approche de la fenêtre de la chambre où je suis en train d'écrire, me regarde droit dans les yeux et me lance d'une douce et faible voix lointaine: "Ce que vous écrivez est étonnamment juste et pertinent jeune homme ("oui, il est sympathique mais quelque peu précieux cet écureuil, j'ai déjà eu affaire à lui à plusieurs reprises, question de pratique...") mais permettez que j'ajoute quelques mots: Si l'on se donne la peine de se retourner sur le chemin parcouru, combien sont-ils ces instants volés au quotidien où l'homme est pleinement lui-même? Chaque jour en effet se devrait d'apporter son lot d'heures lumineuses, de minutes précieuses, de secondes rares... ("précieux et lyrique, un poème!!!") Mais voilà, nous vivons un monde inconscient, violent et tapageur et le bonheur est indécent!!! On le garde pour soi, on peine à se l'offrir, on freine à le partager ("et philosophe avec ça, une merveille!!!")". Là-dessus, le petit animal se tait, ronge négligemment ses griffes, balaie l'air de sa splendide queue rousse puis s'en retourne dans les bois. 


 La Genétouze donc, son abbaye en granit du XIème siècle fondée par Richard Coeur de Lion, sa troupe de théâtre, son miracle de Sainte Radegonde et ses eaux thermales (ne cherchez pas, il n'y en a pas!!!), on s'en fout en fait.

Pour Noé, mon grand, La Genétouze, c'est une partie de foot ensoleillée, adultes contre enfants, à tout jamais.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:05

Oui, c'était un jeudi et je suis allé à Moutiers... en fait, c'était la semaine dernière et j'ai dû écrire au moins trois histoires différentes sur l'escapade en question. Etant bien parti dans mes carnets, je commençais à me dire que tout allait couler de source: Je pars en vadrouille, les sens en éveil, je note des détails, ça m'inspire et j'écris l'article qui tue!!! Tranquille quoi!!! Bon ben en fait non...

 

Ma première histoire: Je vais à Moutiers et je ne trouve rien d'intéressant à écrire... Du coup, j'écris sur le fait que je n'ai rien à écrire et c'est très drôle... En fait, ça ne l'est pas donc non...

 

Ma deuxième histoire: Je vais à Moutiers, je suis un indien et je pêche des gardons dans les eaux du Lay (à l'arc et aux flèches évidemment...). Je joue du banjo cinq cordes dans les bistrots du coin et mes chansons racontent ma vie de peaux-rouges dans le Sud-Vendée... S'en suit moults détails sur les premiers artistes folks indiens (Buffy Sainte Marie et Peter Lafarge entre autres) à qui je rends hommage dans mon récital à travers des anecdotes piquantes sur leur passé, leur combat et des reprises de certains des leurs titres. Bon, c'est un peu borderline mais c'est fluide... Seulement bon, je dois avouer que je m'écarte quelque peu du sujet (Moutiers je le rappelle) donc ben non...

 

Ma troisième histoire: Je me promène dans Moutiers, son pont à quinze arcades du XVIIème siècle, sa petite taverne place de l'église, ses particularités architecturales (échauguette à l'angle d'une imprimerie, porte à meneaux, figurine de teletubbies posé sur une avancée de fenêtre (ben si je l'ai vu ça!!!)) quand je croise une employée de mairie furibonde qui m'agresse, me traite d'incapable, de looser, de dernier des derniers et j'en passe... Je fuis, elle me pourchasse... Dans sa rage et sa folie, elle brûle tout le village... Le pont sur lequel je me trouve (celui aux quinze arcades irrégulières donc) fond comme les montres molles de Dali, scènes apocalyptiques d'un réalisme poignant, je quitte Moutiers à la dérive sur un radeau de pierres... Dans la scène finale, j'entends le rire suraigu, glaçant et démoniaque de la vieille femme de la mairie, je me bouche les oreilles, est-ce la fin du monde? Bon là, l'histoire est très sympa mais comme j'ai effectivement rencontré la secrétaire de mairie (que je connais) et qu'elle n'est ni vieille, ni sorcière et que fort heureusement, elle ne m'a pas insulté... Comme on a juste causé des sentiers pédestres et cyclistes dans la vallée du Lay en fait et vu qu'elle lit les carnets... Bon, je me suis dit que c'était peut-être un peu too much... Donc ben non plus...

 

Moutiers, une semaine après donc, je n'ai toujours rien... Sinon trois histoires en une, remarque... Why not après tout?

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 19:00

C'est une sorte de tradition (non établie) quand nous partons randonner en famille. Nous manquons totalement d'organisation. Nous partons sans carte, sans eau, sans montre, sans pull et sans vêtement de pluie. Du coup et en toute logique, parvenus à un certain stade de la balade, ben on se perd, on a soif (faim aussi parfois), on a froid et on ne sait pas depuis combien nous sommes en vadrouille ... Bon je caricature un tant soit peu bien sûr mais ceci dit, il y a un peu de cela... Déjà, en ce mardi férié, nous partons avec un handicap, le temps est des plus maussades... Mais comme j'ai toujours en tête cette idée de carnets, je nous motive tous pour une promenade du côté du coteau de Piquet.

Aparté prise de gueule:

[Je suis toujours intimement persuadé, en tout cas dans le cadre de mon processur personnel de création, qu'il me faut sans cesse agir pour écrire. Emmagasiner des expériences nouvelles pour ensuite les analyser, les relater, les romancer. Toute la difficulté résidant dans le maintien de cet équilibre délicat entre l'action et la création proprement dite... Si j'agis trop, je ne travaille pas assez, si j'écris trop (chansons, poèmes, journal etc...), je ne repose pas assez mon imaginaire qui a besoin de vagabonder peinard... Pouh, j'vous jure!!! Pas facile tous les jours!!!]

Fin de l'aparté prise de gueule.

Le Tablier. Piquet.

Il y a un moment où il faut respirer un grand coup et se jeter à l'eau donc...

Je suis une perche dans la rivière et sous l'eau, ma vision est trouble. Je devine pourtant sur la rive une famille, un couple et trois enfants (deux garçons et une fille), ils s'approchent de l'ancienne bâtisse en ruines que les humains appellent filature, teinturerie, moulin à foulon qu'importe. La femme, un brin d'herbe coincé entre ses deux pouces, émet avec sa bouche un bruit étrange, proche du cri de ralliement des farfadets (sans pour autant sembler s'en inquiéter), l'homme regarde, étonné et ravi, une chenille dérouler son fil de soie, chrysalide en construction. Je me cache derrière un rocher pour ne pas que les enfants me voient. Ils tapent un bâton sur la surface de l'eau et s'amusent des remous qu'ils provoquent. Je suis une perche, je remonte le cours d'eau, je les suis depuis le lit de la rivière, je franchis une petite cascade puis une autre, passe sous un pont puis un autre. Dans une autre vie, j'ai connu les jardins d'ouvriers en bordure de l'eau où fleurissaient lilas, narcisses et rosiers. J'ai connu l'ermite du bois d'acacias, il n'était pas comme les autres hommes, il vivait en harmonie avec l'orme-liège, avec la bergeronnette, avec la loutre. Je suis une perche et la nuit, j'entends le cri strident de la pipistrelle sur l'île des cinq moulins. Je suis une perche et je suis la mémoire des lieux. Cette famille, je la connais... Elle est sympathique mais elle manque totalement d'organisation, elle part en randonnée sans carte, sans eau, sans montre, sans pull et sans vêtement de pluie. Je la connais et pourtant je trouve cela assez étrange de savoir autant de choses sur elle car après tout, je ne suis qu'une perche. Tiens donc, je me regarde dans une flaque et je découvre que je suis une perche à barbe, avec des lunettes aussi, des bras, des jambes. En fait, je ne suis pas sûr d'être une perche ou je l'ai peut-être été mais maintenant, j'ai plus l'impression d'être un homme, un type coincé à la surface d'un miroir, entre son visage et son reflet, je sens mon corps tout en étant à l'extérieur de celui-ci. Je ne sais pas si cela m'inquiète, m'effraie, m'apaise, m'épanouie ou m'indiffère... Je suis entre deux mondes mais je ne suis pas seul. Non. Une famille me tend une perche. Je connais cette famille. elle est sympathique mais elle manque d'organisation quand elle part en randonnée.

 



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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 12:45

9h45.

Ca y est, il pleut... Du coup, c'est nettement moins motivant pour écrire. Les gouttes de pluie tombent sur le toit du camion. Je suis devant le lac de Château-Guibert. La dernière fois que je suis venu là, c'était pour un pique-nique avec une dizaine de copains (plus tous les gosses). On allait à une soirée un peu plus loin, dans un lieu-dit. Je ne me souviens plus du nom du bourg mais je me souviens bien de la soirée en question... Une grande bâtisse en restauration, des lampions dans les arbres, des hamacs, un grand bar en bois et bambous au milieu du jardin, des poufs, des transats, des jeux pour enfants... Ca avait des allures de "Grand Meaulnes"... Et puis nous avions écouté une fanfare déjantée reprendre du "Rage against the machine", un délice!!!

Bon là, il pleut et je suis coincé dans mon camion donc... J'ai juste pu faire un tour du village il y a dix minutes et noté quelques trucs...

Aparté [J'ai peur de réaliser avec une certaine lucidité la folie de cette nouvelle entreprise... Ecrire en me déplaçant dans les villages du coin... Un peu comme si je me spécialisais dans les projets qui n'intéressent personne... Déjà, les débuts de ce blog et des chansons du quotidien écrites et enregistrées au quotidien et faisant preuve d'un certain détachement par rapport au quotidien... Après, je me fais du mal car les gens qui m'écoutent et me lisent me félicitent généralement et je n'ai même reçu que des compliments alors bon... Et puis, on s'en fout arpès tout...] Fin de l'aparté.

Sur mon parking de terre battue à l'instant même, un 4*4 et une super 5 débarquent. Un homme la cinquantaine (finissante) sort de sa Renault, enfile une casquette, ses bottes et monte dans le 4*4 qui repart. Partie de pêche probablement.

Dans le village, j'ai voulu réitérer mon expérience concluante de visite d'église mais celle de Château-Guibert ne présente pas grand intérêt et puis une fois à l'intérieur, je me suis fait un petit peu peur. J'ai entendu la lourde porte de bois se refermer et me suis vu coincé là trois jours, ne me nourrissant que d'hosties et buvant le sang du christ. On serait venu me délivrer le dimanche, jour du seigneur et on m'aurait retrouvé ivre, allongé sur l'autel, nu, le corps enduit de cire de bougies (ne me demandez pas pourquoi, ça m'est venu comme ça). Voilà, du coup, je suis ressorti illico presto (je crois que c'est la première fois que j'utilise cette expression dans mes écrits, trop cool!!! Illico presto!!! Yo!!!) sous le regard quelque peu surpris de la factrice et il est vrai qu'on peut être surpris de voir un type affolé sortir de l'église de Château-Guibert un vendredi à neuf heures et demi du matin. Je lui souris, ça la rassure et je l'entends quelques instants plus tard hêler une femme "Rien pour vous aujourd'hui!!!" "Super pas de facture!!!".

Monument aux morts, mairie, salle des fêtes, la place est surtout remarquable par l'aménagement d'une cour privée de maison. Moulin d'environ un mètre de hauteur dont les ailes tournent grâce à un petit moteur électrique, biches en faïence, nains en plâtre, éléphant ganesh, tuiles peintes au dessus de la porte-fenêtre... Biens-sûr, c'est d'un goût contestable mais en attendant, ça donne un peu de vie...

Sur la route en descendant du lac, une vitrine peinte à la va-vite en blanc et une enseigne en lettres rouges "VIVO VIVO", "J'ai le temps, je suis à la retraite", un autocollant sur la kangoo bleue-verte devant moi. Etrange, pourquoi s'ils ont le temps, choisissent-ils toujours le samedi matin pour aller faire leur course (comme tout le monde quoi!!!)? Ne généralise pas Pyl, ne généralise pas...

Château-Guibert, barrage de Bellenoue, deuxième barrage de Vendée, 7,5 millions de mètres cubes sur 124 hectares. Une loutre sur le panneau publicitaire "Vendée Nature" de l'abribus, je suis comme elle, seul au milieu des nénuphars, en plein marécage.

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